Algérie : Bouteflika, un 5e mandat qui se dessine

En Algérie, certains fidèles partisans du Président Abdelaziz Boutelika ont mis en place une coordination censée servir de tremplin au chef de l’Etat pour briguer un cinquième mandat.

En Algérie, certains fidèles partisans du Président Abdelaziz Boutelika ont mis en place une coordination censée servir de tremplin au chef de l’Etat pour briguer un cinquième mandat.

Alors qu’il ne reste plus que quelque douze mois pour le déroulement de l’élection présidentielle, une coordination pour « le soutien au cinquième mandat du Président Bouteflika » vient de voir le jour, en Algérie. Aux commandes de cette nouvelle dynamique, Baha Eddin Tliba, député du Front de libération national (FLN), un des partis qui compose la majorité présidentielle.

Ce 4 février 2018, au cours d’un entretien avec le site site d’information en ligne Tout Sur l’Algérie, le parlementaire a assuré avoir l’appui d’acteurs importants de la scène politique algérienne, notamment des anciens Premiers ministres Abdelaziz Belkhadem et Abdlemalek Sellal, ou encore de l’ancien Secrétaire général du Front de Libration National, Amar Saâdani. Selon les sites algériens, le soutien de ces personnalités est d’autant plus compréhensible qu’aucun d’eux n’a démenti l’information donne par le député. Mieux, aucune voix divergente au sein des partis de la majorité présidentielle n’a abordé l’éventualité d’une succession d’Abdelaziz Bouteflika, en 2019,

Abdelaziz Bouteflika, affaibli par un AVC survenu en 2013, en réponse aux accusations sur son inaptitude à gérer les affaires du pays, multiplie les rencontres avec les responsables étrangers. De courtes séquences vidéos le montrant en train d’échanger brièvement avec ses hôtes viennent souvent faire la Une des journaux de la télévision publique afin de dissiper le sentiment de vacance du pouvoir. Ce, malgré les appels répétés des partis de l’opposition à appliquer l’article 102 de la Constitution tendant à « destituer un Président dans l’incapacité d’exercer ses fonctions ».

Cette question du cinquième mandat du chef de l’Etat algérien n’est certes pas à l’ordre du jour du côté de la Présidence, qui ne l’a pas encore officialisé, mais elle demeure la pomme de discorde entre le régime et l’opposition, au point d'(être à l’origine d’une tension perceptible.