Algérie : Bouteflika assigne leurs tâches à ses ministres

La mise en œuvre du programme du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, approuvée par la majorité du peuple lors de l’élection présidentielle du 9 avril dernier, était au cœur des travaux du conseil des ministres présidé mardi par le chef de l’Etat.

Notre correspondant en Algérie

«Chaque membre du gouvernement devra assumer ses responsabilités et rendre compte de l’exécution du programme dans son secteur», telle est la tache assignée aux ministres et à leurs équipes appelés à réaliser dans les délais ce que le chef de l’Etat a promis au peuple algérien qui l’a élu à une écrasante majorité le mois dernier. C’est ce qui ressort du premier conseil des ministres présidé par le chef de l’Etat, résolument engagé à passer à la vitesse supérieure.

Les trois principaux axes autour desquels se sont articulés les travaux ont été le «plan d’action pour la mise en œuvre du programme du président de la République», la réorganisation de la Commission consultative pour la protection et la promotion des droits de l’Homme, et la situation liée à la grippe A (H1N1).

Un lourd plan d’action

Le plan d’action, qui a pour socle la démarche pour « la consolidation de la paix et la réconciliation nationale, le raffermissement de l’unité nationale, la promotion des libertés démocratiques, des droits de l’Homme, de la liberté de la presse, ainsi que de l’égalité constitutionnelle entre les hommes et les femmes», requiert l’éveil permanent du staff gouvernemental chargé de le réaliser dans les délais. La construction d’un million de logements pour les cinq années à venir et de la création de trois millions d’emplois pour la même période sont autant de défis qui attendent les ministres de la République.

Outre le programme présidentiel, ce Conseil des ministres a été marqué par la mobilisation et la sensibilisation à l’effet de faire face à une éventuelle épidémie liée à la grippe A (H1N1). Dans cette optique, il a été fait état de la disponibilité de 6,5 millions de boîtes de l’antiviral «Tamiflu», et la mobilisation du personnel médical est toujours de mise.