Algérie accuse Israël et… Maroc ?


Lecture 2 min.
Le Président algérien, Abdelmadjid Tebboune
Le Président algérien, Abdelmadjid Tebboune

L’Algérie, toujours en zones de turbulences, malgré l’éviction de l’ancien Président Abdelaziz Bouteflika et l’élection d’un nouveau chef de l’Etat, en la personne d’Abdelmadjid Tebboune, a porté de graves accusations sur Israël et un autre pays arabe, sans le citer. Est-ce le Maroc ?

Ça sent le soufre entre l’Algérie et Israël, après ces graves accusations portées par Alger sur l’Etat hébreux. En effet, le ministre algérien de l’Intérieur pointe du doigt « Israël, un pays européen et un pays arabe » qu’il accuse de vouloir déstabiliser le pays en faisant recours à des membres actifs dans le mouvement Hirak.

C’est ce mardi 10 mars 202, alors qu’il était en visite de travail dans la wilaya de Biskra, dans le sud-est de l’Algérie, que Kamel Beldjoud, ministre algérien de l’Intérieur, a, dans une déclaration à la télévision nationale, pointé un doit accusateur sur des puissances étrangères qu’il dit vouloir déstabiliser l’Algérie. En quoi faisant ? Pour lui, le contexte s’y prête, d’autant que ces forces tapies dans l’ombre, auraient recruté des membres du mouvement du Hirak, mouvement de contestation populaire, dans le but d’accomplir leur besogne.

Appelant les Algériens à s’unir autour de leur Président Abdelmadjid Tebboune qui, dit-il, «  a promis de répondre à toutes les revendications du Hirak dans le cadre d’un pays rénové, », le ministre de l’Intérieur a invité « l’ensemble de la population à la vigilance. Il y a des éléments soutenus par des puissances étrangères : Israël, un pays européen et un pays arabe, qui cherchent à semer la zizanie dans le pays afin de le replonger dans les problèmes et l’anarchie ».

Sans le citer, en évoquant un « pays arabe », tous les esprits vont vers le Maroc que l’Algérie, malgré le changement de régime, continue d’accuser. Et ce, en dépit des multiples appels à la réconciliation lancés par le roi Mohammed VI, qui n rate jamais une occasion de parler de l’Algérie, en « pays frère ». N’est-ce pas Mohammed VI, malgré ses excellentes relations avec Macky Sall, ne s’était pas empêché de jubiler avec l’Algérie, pour partager la joie de la victoire obtenue par les Fennecs sur les Lions de la Teranga en finale de la Coupe d’Afrique des Nations ?

Un Mohammed VI qui avait dit toute sa joie face à ce sacre algérien. Visiblement, le voisin algérien refuse toujours la main tendue du souverain et n’hésite pas à tirer à boulets rouges sur le Maroc. A tort ou à raison ? La question reste tout de même entière.

Suivez Afrik.com sur Google News Newsletter