Alger opte pour BNP-Paribas

La BNP-Paribas a eu les faveurs d’Alger pour être son consultant dans l’octroi de licences GSM. Elle était en compétition avec la banque Rothschild. Les licences seront mise en adjudication en avril prochain.

Alger a retenu BNP-Paribas comme consultant pour l’octroi de licences GSM à des opérateurs internationaux. Le droit d’entrée des opérateurs pourrait atteindre quatre milliards de dollars. Les demandes en instance, en téléphone fixe et portable, avoisinent le million. Il y a actuellement 100 000 Algériens détenteurs de mobiles.

BNP-Paribas a coiffé la banque Rothschild au dernier tour en offrant une prime de vente de la licence de l’ordre de 0, 19 % contre 0, 7%. Seize banques avaient répondu à l’appel d’offre, lancé au mois de mai dernier, par le ministère des télécommunications. Les autorités algériennes tablent sur un revenu de 4 milliards de dollars pour l’adjudication du réseau téléphonique qui sera fonctionnel à la fin de l’année prochaine.

Allô Paris, ici Alger

Le rôle de BNP-Paribas est d’attirer le maximum de groupes internationaux spécialisés dans la téléphonie mobile. Les licences seront mises en vente dès le mois de mars. Plusieurs opérateurs, notamment France Telecom sont en compétition pour l’acquisition de ce marché en plein essor.

Le ministère algérien des télécommunications reconnaît que 500 000 demandes restent toujours en suspens. Il justifie ainsi son choix pour le GSM de seconde génération. Il faut aussi rappeler que la vente de la licence GSM est une condition posée par les Américains et les Canadiens pour investir en Algérie.

Toute cette opération sera dirigée par une autorité de régulation dont les membres seront nommés par le président Bouteflika.