Air Arabia : la révolution du low cost dans le ciel du Moyen-Orient et du Maghreb

Le PDG d'Air Arabia

Air Arabia, le transporteur émirati, multiplie les points rouges dans le ciel du Moyen-Orient, de l’Afrique du Nord et de l’Europe depuis 7 ans. Pionnier du low-cost dans le Moyen-Orient, Air Arabia a transporté depuis sa création plus de 11 millions de passagers et dispose de deux hubs africains : Casablanca et plus récemment Alexandrie.

Air Arabia a décidé d’établir un pont aérien à bas prix entre le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord via l’Europe depuis 2003. Une performance saluée cette année encore, pour la troisième fois consécutive, par les World Travel Awards (considéré par le Wall Street Journal comme les Oscars du secteur) qui l’ont désigné meilleur groupe aérien dans la catégorie low-cost au Moyen-Orient. La distinction vient conforter un transporteur considéré comme pionnier du billet à bas prix dans cette région. « Payez moins. Voyagez plus », c’est le slogan d’Air Arabia qui revendique le fait d’avoir démocratisé le ciel du Moyen-Orient. Plus de 11 millions de passagers ont été transportés depuis le démarrage de ses activités. « Nous permettons à des gens qui ne voyageaient pas du tout de partir 5 à 6 fois dans l’année. Nous avons créé un marché qui n’existait pas dans cette partie du monde », explique Adel Ali, le président-directeur général d’Air Arabia. Avec un taux d’occupation de plus de 70%, les responsables de la compagnie aérienne ne doutent pas d’avoir atteint leurs objectifs : remplir « un vide » et « servir le monde arabe ». Le transporteur opère vers plus d’une soixantaine de destinations à partir de ses hubs de Sharjah, aux Emirats arabes unis (EAU), de Casablanca, au Maroc, et d’Alexandrie, en Egypte.

Le PDG d'Air ArabiaA Air Arabia, où l’on veut « peindre la carte du monde en rouge », tous les indicatifs sont au vert. Derrière AirAsia, la compagnie aérienne low-cost malaisienne, Air Arabia affiche le second coût le plus bas par siège dans l’industrie aérienne tout en restant profitable. Elle a réalisé un bénéfice de 123 millions de dollars en 2009. La recette du succès : des « économies rigides sur le coût d’opération » et une flotte jeune – l’âge moyen des appareils est de deux ans et demi – constitué d’un unique appareil, l’Airbus A 320, et d’une seule cabine économique. Avantages : des coûts d’entretien et de formation réduits.

Positionnement : le confort à bas prix

La compagnie aérienne émiratie dispose de la plus grande flotte d’Airbus 320 dans le monde. Actuellement composée de 25 appareils, elle devrait s’enrichir de plus d’une quarantaine d’autres dans les mois et les années à venir. Selon Arabian Space, la flotte de deux appareils de son nouveau hub égyptien devrait s’accroître de 4 à 6 avions d’ici la fin de l’année, tandis que Casablanca devrait voir la sienne passer de 3 à 5 avions en 2010.

« Payez moins. Voyagez plus » rime aussi pour Air Arabia avec confort. « Bien traiter nos passagers », insistait en février dernier, lors d’une conférence de presse à Paris, Adel Ali qui notait que sa compagnie disposait d’une des meilleures cabines économique au monde. « Relaxer vos jambes dans un espace de 30 pouces (76,2 cm) », promet-on d’ailleurs sur le site d’Air Arabia.

L’Europe, la France et le reste de l’Afrique

Ses deux derniers hubs en Afrique du Nord lui permettent de desservir 13 destinations européennes dont la France. Air Arabia y dessert quatre villes : Paris, Lyon, Marseille et Montpellier depuis fin mars. « Nous proposerons désormais plus de 16 vols hebdomadaires entre le Maroc et la France, fournissant ainsi à nos clients des services, des fréquences et un rapport qualité-prix inégalés », a indiqué Adel Ali à l’occasion de l’ouverture de la ligne.

De Casablanca ou d’Alexandrie, le plus récent hub du transporteur d’où est desservi Khartoum, la capitale soudanaise, Air Arabia compte bien aller aussi à la conquête du reste du continent. « Nous essaierons d’y aller, explique le PDG de la compagnie aérienne, conscient des possibilités qu’offre une région dont la desserte aérienne reste chaotique. « C’est une option ouverte qui dépend de questions administratives », confiait-il il y a quelques semaines. Mais avant d’aller conquérir l’Afrique au sud du Sahara, Air Arabia assoit sa position au Moyen-Orient. La Jordanie devrait accueillir à Amman son quatrième hub.