Afrobiz réunit artistes et entrepreneurs

Nouveau venu dans les kiosques, Afrobiz en est déjà à son troisième numéro. Le bimestriel français s’adresse à toute la jeunesse de l’Afrique et de la diaspora. Son ambition : créer une synergie entre le monde artistique et celui des affaires. Interview d’Amobé Mévégué, directeur de publication.

Six mois d’existence, troisième numéro, un tirage de 30 000 exemplaires, le jeune magazine Afrobiz connaît des débuts encourageants. Distribué à l’international, le bimestriel se place sur un créneau à la fois culturel et sociétal.  » Le magazine du show et du biz  » vise à rapprocher créateurs artistiques et entrepreneurs d’une Afrique au sens large. Le Continent bien sûr mais aussi toute la diaspora. Pour Amobé Mévégué, directeur de publication, il s’agit d’un premier pas pour structurer les richesses et les capacités d’une communauté afro liée par des racines communes.

Afrik : Pourquoi avoir créé Afrobiz ?

Amobé Mévégué : Afrobiz vise à formater le marché culturel africain.  » Le magazine du show et du biz « , parce que nous nous voulons être un carrefour de rencontres entre les créateurs artistiques et les capitaines d’industrie. La diaspora africaine est l’une des plus éclatées. Beaucoup de courants artistiques ont été d’inspiration africaine mais il n’y a pas de retombées au plan continental. Or, il existe une vraie richesse et de véritables capacités en Afrique dont Afrobiz souhaite d’une part faire écho et d’autre part être un facteur de rapprochement.

Afrik : A qui s’adresse Afrobiz ?

Amobé Mévégué : Nous nous voulons en phase avec l’Afrique et sa diaspora. Derrière le mot  » Afro « , il faut considérer la population du continent, mais aussi les Caraïbes et les Afro-Américains. En somme, le terme  » Afro  » est le tronc générique d’une communauté séparée par les brûlures de l’Histoire.

Le magazine est à la fois culturel et sociétal. Le bimestriel se divise en trois grandes parties. Une partie  » people  » où l’on suit l’actualité des acteurs et des événements culturels du monde afro. Une partie musique avec notre cahier spécial  » Afroriddim « . Une partie consacrée à nos dossiers (Le sida pour prochain numéro, ndlr) et à nos portraits d’entrepreneurs africains.

Afrik : Est-ce là la formule définitive d’Afrobiz?

Amobé Mévégué : Non bien sûr. Le magazine est encore très perfectible. Nous avons une équipe rédactionnelle trés jeune. Une fois que nous aurons bien installé le magazine, nous travaillerons à recadrer la ligne éditoriale. Notre cahier musique, par exemple, ambitionne, à terme, de devenir indépendant.