Afrique du sud : mobilisation contre la « chasse en conserve » des lions


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Plusieurs centaines de personnes ont manifesté contre la « chasse en conserve » des lions en Afrique du Sud, ce samedi. Ils dénonçaient cette technique de chasse qui consiste à relâcher des lions engraissés en cage pour ensuite les tuer, qui serait en pleine essor.

Des manifestants se sont donnés rendez-vous dans plusieurs villes d’Afrique du Sud mais à Londres, devant l’ambassade sud africaine et même à Abou Dhabi, entre 150 et 200 personnes, pour dénoncer, ce samedi, la « chasse en conserve ». La différence avec la chasse des lions sauvages est que les animaux n’ont aucune chance d’échapper à leur destin funeste.

Prêt de 3 000 dollars la journée de chasse

Selon le mémorandum des manifestants, adressé au gouvernement sud-africain, à l’Union européenne et la CITES, la Convention internationale de protection de la faune et de la flore sauvage, le nombre de lions élevés et engraissés en cage est en augmentation. D’autant que des étrangers sont intéressés par la chasse aux gros gibier de ce type. Ils sont prêt à payer en moyenne autour de 3 000 dollars la journée pour s’octroyer ce plaisir.

Une majorité des chasseurs proviennent des Etats-Unis. Ils viennent aussi d’Europe à 40% et notamment de l’Allemagne, France, Pologne, Finlande, Autriche et Hongris, rapporte l’AFP. Les os de lions sont, selon certains observateurs, l’objet d’un business très lucratif en Asie. Une carcasse de lion se monnayerait « 1 000 dollars » selon ce mémorandum.

Entre 5 000 et 8 000 lions vivent encore en Afrique du Sud

Dans la ville du Cap en Afrique du Sud, Mpho Tutu, la fille de Desmond Tutu, le plus célèbre des archevêques sud-africain, était à la tête de la marche. « Dieu créateur de tout ce qui existe (…) nous te prions pour les prédateurs qui détruisent ta création, des animaux magnifiques » a-t-elle déclaré.

Entre 5 000 et 8 000 lions vivent encore en Afrique du Sud. La majorité serait élevée en cage. Les organisateurs de la manifestations estiment que ces derniers sont « trois fois plus nombreux » que les lions sauvages. Le patrimoine génétique des lions engendrés en cage se dégrade, ce qui oblige à la capture de lions sauvage, notamment au Botswana, pour qu’ils se reproduisent ensuite avec ceux en captivité.

La population du lion est en très fort recul au cours des dernières décennies

La population du lion est en recul très nette au cours des dernières décennies, selon la majorité des experts. Les causes sont multiples. L’habitat de l’animal se fragmente et diminue, ses proies habituelles sont aussi braconnés par l’homme avec qui la cohabitation est parfois difficile. A la suite d’attaques de bétails par les lions, des représailles ont parfois eu lieu sur ces animaux.

« Trois continents au moins portent les traces des jours de gloire du lion et de son déclin. Dans la grotte Chauvet, en Ardèche, (département français), les peintures paléolithiques très vivantes de la faune sauvage montrent qu’il y a 30 000 ans, lions et hommes cohabitaient en Europe », selon National Geographic.

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