Afrique du Sud : le député Kenny Motsamai arrêté puis libéré sous caution

La police sud-africaine a confirmé que le député de l’EFF, Kenny Motsamai, avait été arrêté et inculpé lors des manifestations contre la publicité « raciste » de Clicks à Evaton. Vishnu Naidoo a déclaré que Motsamai avait été arrêté devant les Clicks, à Evaton près de Sedibeng, mardi matin. Mais, il a finalement été libéré sous caution.

Le colonel de police Vishnu Naidoo a indiqué que Kenny Motsamai était impliqué dans une altercation avec les forces de l’ordre, après quoi il a résisté au moment de son arrestation. « Lors de la bagarre, la porte des Clicks s’est cassée et M. Motsamai s’est blessé à la porte », a déclaré Naidoo. Motsamai a comparu devant le tribunal de première instance de Sedibeng où il a été libéré sous caution. Il est accusé d’avoir agressé un policier et d’avoir résisté lors de son arrestation. « Il comparaîtra à nouveau devant le tribunal lundi », a–t-il expliqué.

Vishnu Naidoo a aussi indiqué que Motsamai était le seul à avoir été arrêté lors de l’incident d’Evaton, mais neuf autres personnes ont été arrêtées dans tout le pays, pour des troubles à l’ordre public, qui ont éclaté dans les magasins Clicks, au milieu des manifestations menées par l’EFF.

Motsamai est donc en liberté conditionnelle, après avoir passé près de 28 ans en prison pour avoir tué un agent de la circulation, un Blanc, à Rustenburg, en 1989. L’officier a été tué au milieu d’un vol de banque, sanctionné par le PAC. Le produit du vol devait aider le PAC dans ses activités. Il avait alors 26 ans, lorsqu’il a été arrêté et venait de rentrer d’Éthiopie, après une formation militaire. Il a refusé de s’excuser ou de montrer des remords, pour avoir tué l’agent de la circulation.

L’indignation et l’action contre Clicks ont commencé après que la société a fait une publicité sur son site Web, la semaine dernière qui montrait les cheveux d’une femme noire et les décrivait comme « secs, abîmés, crépus et ternes » contrairement à ceux d’une femme blanche, qui ont été décrits comme « colorés, fins, plats et normaux ».

Selon l’EFF, la publicité était de caractère raciste, appelant ceux qui l’ont approuvé à être licencié. Le parti a promis de fermer les magasins Clicks, alors que ses membres se sont lancés dans des manifestations. Plusieurs magasins Clicks ont été endommagés par les manifestants en colère. Clicks a expliqué que l’annonce n’était pas la leur, mais celle d’un client, «TRESemme», qui relève d’Unilever. La société s’est excusée d’avoir publié l’annonce, l’a retirée et a suspendu ses responsables qui l’ont publiée.