Affaire Merah : déclassification de nouveaux documents, Manuel Valls tiendra-t-il parole ?

La déclassification de documents photographiques sur l’affaire Merah décidée le 19 septembre par la Commission consultative du secret de la défense nationale est officielle depuis ce jeudi. Manuel Valls suivra-t-il cette décision ?

La Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) avait émis, le 19 septembre, un avis favorable à la déclassification de documents photographiques du ministère de l’Intérieur à propos de l’Affaire Merah. L’avis a été publié ce jeudi, au Journal officiel.

Il appartient désormais au ministre de l’Intérieur français, Manuel Valls, de suivre ou non cet avis. Il a cela dit tout intérêt à y répondre favorablement, dans la mesure où les quelque 230 avis de la CCSDN ont été quasiment tous suivis par les autorités administratives concernées (Elysée, Matignon, ministères…). Il s’agit du troisième avis favorable rendu par la Commission dans le cadre de l’enquête des tueries de Montauban et Toulouse, où sept personnes y ont laissé la vie, en mars 2012.

Mais la principale raison pour laquelle Manuel Valls doit suivre cet avis est qu’en mars 2013, invité sur le plateau du Grand journal de Canal+, le ministre de l’Intérieur avait déclaré : « chaque fois que la justice demande de déclassifier des documents qui sont secrets, tous ces documents, à chaque fois qu’on me les demande je les transmets à la justice. Si d’autres documents doivent être transmis aux juges, je les transmettrai ». Il répondait ainsi à la mère d’une des victimes, le militaire français Mohamed Farah Chems Eddine Legouad, qui avait interpellé le ministre en ces termes : « J’ai l’impression que vous nous cachez des choses ».

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Il a en effet été reproché au ministère de l’Intérieur de dissimuler ou retarder la divulgation d’informations concernant l’affaire Merah, tellement les incohérences dans ce dossier sont nombreuses. La mort du jeune Toulousain, Mohamed Merah, a laissé plusieurs questions sans réponses. Il a été tué par le RAID, le 22 mars 2012, dans son appartement à Toulouse. La déclassification de nouveaux documents permettra probablement d’en savoir un peu plus.