
Après plusieurs mois de détention en Afrique du Sud et une succession de reports, deux nouvelles audiences sont désormais programmées dans le dossier judiciaire de Kémi Séba. L’audience consacrée à la demande d’extradition vers le Bénin est désormais renvoyée au 20 novembre 2026, tandis qu’une audience distincte est annoncée le 6 octobre sur le volet lié à l’immigration.
Détenu en Afrique du Sud depuis le 13 avril 2026, Kémi Séba n’a pas encore obtenu de décision sur la demande d’extradition introduite par les autorités béninoises. L’audience initialement prévue pour ce 23 septembre n’a finalement pas permis de clore cette procédure, qui est désormais renvoyée au 20 novembre 2026.
Cotonou demande le retour de l’activiste béninois afin qu’il réponde devant la justice de faits qui lui sont reprochés, notamment « apologie de crimes contre la sûreté de l’État » et « incitation à la rébellion ». Des mandats d’arrêt internationaux ont également été émis à son encontre.
La procédure d’extradition s’inscrit dans un dossier distinct des poursuites engagées en Afrique du Sud. Le tribunal sud-africain doit examiner les conditions juridiques permettant un éventuel transfert vers le Bénin. Aucune décision d’extradition n’a, à ce stade, été rendue.
Une audience sur l’immigration le 6 octobre
Avant cette nouvelle échéance du 20 novembre, Kémi Séba devra également se présenter pour une audience fixée au 6 octobre. Celle-ci porte sur le volet lié à son statut migratoire en Afrique du Sud.
L’activiste avait été arrêté le 13 avril avec son fils. Les autorités sud-africaines lui reprochent des faits liés à une tentative de sortie irrégulière du territoire, alors que son visa était arrivé à expiration. Le dossier implique également un ressortissant sud-africain.
Cette procédure a déjà fait l’objet de plusieurs audiences et renvois depuis l’arrestation de Kémi Séba. Une audience prévue le 11 août n’avait pas pu se tenir après une panne d’électricité dans l’établissement pénitentiaire où il est détenu, ce qui a empêché son transfert vers le tribunal. Le dossier avait alors été renvoyé au 23 septembre.




