Affaire des biens mal acquis : la Société générale placée sous le statut de témoin assisté


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Dans l’affaire des biens mal acquis, concernant des détournements de fonds présumés, la banque française Société générale a été placée sous le statut de témoin assisté pour témoigner dans le cadre du dossier concernant Teodorin Obiang, fils du Président équato-guinéen.

L’affaire des biens mal acquis suit son cours. Elle fait suite à une vaste enquête ouverte en décembre 2010 pour élucider les conditions dans lesquelles certains chefs d’Etat africains, notamment Teodoro Obiang (Guinée équatoriale) ont acquis un important patrimoine immobilier en France. Et Teodorin Obiang, le fils du Président équato-guinéen avait été mis en examen, le 18 mars 2014, pour « détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et abus de confiance ».

Les enquêteurs poursuivent leur enquête à son encontre. La Société générale a été placée, ce lundi 3 août 2015, sous le statut de témoin assisté. Imposé le 30 juillet, le statut de témoin assisté est l’intermédiaire entre celui de mis en examen et celui de simple témoin. « La Société générale confirme bénéficier du statut de témoin assisté dans le cadre du dossier concernant M. Obiang. Elle poursuivra naturellement sa coopération avec l’institution judiciaire », a indiqué la banque française.

Pour véhiculer les fonds, les enquêteurs ont prêté un « rôle majeur » à la SGBGE, filiale de la Société générale, qui a ouvert plusieurs comptes bancaires au nom de Teodorin Obiang, mais aussi de sociétés qui étaient liées au fils du Président de la Guinée Equatoriale.

Teodorin Obiang, âgé de 46 ans, actuellement deuxième Vice-président de la Guinée Equatoriale, est soupçonné par des enquêteurs français de s’être bâti en France, par le biais de détournements présumés, un patrimoine immobilier et mobilier conséquent estimé à plusieurs centaines de millions d’euros. Sa mise en examen, en mars 2014, pour blanchiment de détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et abus de confiance faisait suite à ses dépenses faramineuses : voitures de luxe, jet privé, hôtel particulier avenue Foch à Paris dont la perquisition a nécessité deux jours, mais aussi, aux Etats-Unis, une villa à Malibu…

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