Accord SFR-Bouygues : pourquoi Orange a saisi l’Autorité de la concurrence

Orange a saisi l’Autorité de la concurrence, ce mercredi, estimant que l’accord entre SFR et Bouygues Telecom pour mutualiser leurs réseaux est anticoncurrentiel.

L’opérateur Orange a saisi l’Autorité de la concurrence, ce mercredi, estimant que l’accord entre SFR et Bouygues Telecom pour mutualiser leurs réseaux est anticoncurrentiel.

Accord anticoncurrentiel pour le marché des télécoms

Les opérateurs SFR et Bouygues Telecom annonçaient la conclusion d’un accord de mutualisation des réseaux en fin janvier dernier, avec comme objectif de partager les frais liés au déploiement des infrastructures dans les zones de moindre densité.

Resté de marbre à ce jour quant à cette union, Orange, estimant que 57 % de la population, soit au moins 80 % du territoire, est une part trop importante et serait anticoncurrentiel pour le marché des télécoms, a, ce mercredi 30 avril, saisi l’Autorité de la concurrence pour contester cet accord.

Actuellement, Orange compte sur le régulateur des télécoms, l’Arcep, qui a promis de publier une analyse de marché en rapport avec cet accord de mutualisation et l’Autorité de la Concurrence, qui devra poser ses conditions quant à la fusion entre les opérateurs SFR et Numericable.

Orange craint que cet accord n’évolue

Pour Orange, le partenariat entre SFR et Bouygues Telecom pose certains problèmes, notamment la forme de dépendance liée au mode de partage du territoire basé sur des régions, car susceptible de créer une forme de dépendance entre les deux réseaux.

Bouygues et SFR avaient promis de « décommissionner » environ 7 000 antennes. Au lieu de les démonter, ces deux opérateurs pourraient les céder à Free Mobile qui n’attend que cette occasion. D’où une autre inquiétude d’Orange qui exige une transparence et un processus ouvert, lui permettant, au même titre que Free, d’acheter des antennes.

Orange qui craint que cet accord n’évolue et ne s’étende à des fréquences plus importantes, de 800 MHz, permettant de déployer la 4G, demande la suspension de ce partenariat jusqu’à ce qu’une décision soit prise. Reste à savoir si l’Autorité de la concurrence va satisfaire la requête d’Orange.