Accord au Kenya pour mettre fin à la violence

Les factions politiques rivales au Kenya sont tombées d’accord vendredi sur une série d’accords visant à mettre fin aux massacres ayant suivi les élections de décembre 2007 et à élaborer un plan global de retour à la stabilité sociale et politique.

L’ex secrétaire-général de l’ONU, Kofi Annan, accompagné des représentants des deux parties, a annoncé la signature d’un accord étalé sur deux documents et un calendrier pour faire avancer les pourparlers de façon décisive.

Le premier document est un agenda élaboré des discussions, tandis que le second énumère 18 mesures spécifiques à prendre pour faire cesser la violence qui s’est aggravée depuis l’élection présidentielle contestée de décembre dernier.

« Nous avons pris un bon départ », s’est réjoui M. Annan.

Le document appelle notamment à éviter toute déclaration provocante, à la tenue de réunions conjointes pour promouvoir la paix et la tranquilité, et à la démobilisation des groupes armés et milices illégales. Il demande également le rétablissement des droits fondamentaux et des libertés civiles.

M. Annan a dénoncé les messages de haine diffusés sur les stations FM en langues locales par des partisans des deux camps.

« Je leur demande de ne pas oublier qu’il s’agit d’une seule nation et d’un seul pays, le Kenya, qu’ils ne doivent pas détruire. Ils doivent au contraire envoyer des messages de réconciliations ; ils doivent prêcher la non violence et dire à la population d’éviter les actes de vengeance et non se faire justice eux-mêmes », a affirmé Kofi Annan.

Les deux parties ont convenu que les trois premiers points de l’agenda seraient résolus dans un délai de 7 à 15 jours, à partir de la date de l’ouverture du dialogue (le 29 janvier 2008).

Le quatrième point du document porte sur les problèmes à long terme qui seront résolus dans un délai d’un an, à partir de cette date.

Cet accord a été conclu à la troisième session des pourparlers lancés mardi à Nairobi par Kofi Annan, et qui a réuni, pour la première fois, le président très contesté Mwai Kibaki et le leader de l’opposition, Raïla Odinga.