Abdoulaye Wade se félicite des performances économiques du Sénégal

Le président Abdoulaye Wade s’est félicité des « performances économiques » accomplies par le Sénégal durant l’année écoulée et souligné que celles-ci ont accru la confiance des partenaires et lui permettent d’affirmer que son pays est « en de bonnes mains ».

M. Wade, qui s’exprimait ainsi samedi dans son traditionnel message de Nouvel an, a fait remarquer que pour la première fois de son histoire post-indépendance, « le Sénégal a maintenu pendant deux années successives un taux de croissance économique supérieur à 6% ».

« Cela a été fait, a-t-il expliqué, avec une remarquable tenue des finances publiques et une stabilité de notre économie dans un environnement international rendu défavorable par le renchérissement considérable du coût de l’énergie ».

En attendant de « faire plus et mieux » avec la mise en oeuvre, dès 2006, de la Stratégie de croissance accélérée (SCA) qui permettra d’avoir un taux de croissance de plus 7% l’an, le chef de l’Etat a indiqué que d’ores et déjà les performances accomplies par le Sénégal lui ont valu « la confiance de (ses) partenaires qui viennent d’effacer l’essentiel de (ses) dettes », preuve s’il en était besoin
que « le Sénégal est en de bonnes mains ».

Cela étant, « la ligne d’action doit rester la bonne gestion
macroéconomique », a-t-il estimé, rappelant que son pays est à ce jour le seul des membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) à réunir sept des huit critères de convergence de l’union, « qui sont tous des critères de bonne gestion équilibrée ».

15.000 nouveaux postes dans la fonction publique

Après avoir pris à témoin ses compatriotes sur les efforts du gouvernement pour juguler la corruption et le gaspillage, Abdoulaye Wade a déclaré qu’au plan interne, les performances économiques du Sénégal ont permis « d’aller plus en avant » en matière de politique sociale, l’une des options fondamentales de son régime.

Il a cité, dans le cadre des mesures prises à ce sujet, l’incitation à la compétitivité des différents secteurs de l’économie sénégalaise et le doublement des ressources budgétaires, sans augmentation d’impôts et sans création de nouveaux impôts.

Cette dernière action, a-t-il fait remarquer, a permis à son régime de créer 15.000 nouveaux postes dans la fonction publique, d’augmenter à deux reprises les salaires des secteurs public et privé et de baisser l’impôt sur les entreprises.

S’y ajoute que dans l’optique d’une meilleure justice sociale, le président Wade a indiqué avoir demandé à son gouvernement d’entreprendre les réformes nécessaires afin de garantir une égalité de traitement fiscal entre hommes et femmes.

En direction du monde rural, des mesures ont été prises pour recourir aux pluies artificielles, si d’aventure l’hivernage s’avérait mauvais, a dit Me Wade, qui s’est réjoui que la saison des pluies ait été très pluvieuse cette année.

« Cela nous a apporté une nette augmentation de la production, notamment pour les cultures céréalières, l’arachide, le coton et bien d’autres variétés, grâce au programme de diversification de nos cultures et d’encadrement du monde rural en matière de semences,
d’engrais et de matériel agricole », a-t-il ajouté, assurant que son gouvernement, qui mise sur la modernisation de l’agriculture, continuera d’apporter au monde rural toute l’assistance requise.

A cet égard, il a évoqué la décision de l’Etat d’accorder aux paysans une subvention de 46 F CFA qui permet de fixer à 150 F CFA le kilogramme d’arachide là où le cours mondial imposait logiquement le kilo à 104 F CFA.

« Le but visé est de protéger les paysans et de ne pas les laisser à la merci des fluctuations des cours mondiaux », a expliqué le chef de l’Etat sénégalais.