Abdou Diouf, avocat d’une épargne sécurisée pour tous en Afrique

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Abdou Diouf, le secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), a exhorté les acteurs du marché financier en Afrique sub-saharienne à offrir des produits d’épargne sécurisés au plus grand nombre. Il est le parrain du premier forum de l’investissement et de l’épargne qui a démarré ce lundi à Cotonou, la capitale béninoise.

Le premier forum de l’investissement et de l’épargne a été lancé ce lundi à Cotonou, la capitale du Bénin, en présence du président Thomas Boni Yayi, et du secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Abdou Diouf, parrain de cette rencontre inédite. « De la vendeuse du grand marché Dantopka à l’ingénieur angolais du secteur pétrolier, chaque individu doit avoir l’opportunité d’investir son épargne en toute sécurité », a plaidé ce matin, Abdou Diouf à l’ouverture de la rencontre organisée par la Société ouest-africaine de gestion d’actifs (SOAGA). « C’est ainsi, qu’une classe moyenne stable impliquée directement dans l’essor économique du continent, verra le jour », a-t-il ajouté. Celui dont le nom a été donné à la première Sicav ouest-africaine a rappelé que ce forum s’inscrit « dans la droite ligne des actions (que la Francophonie) soutient et des ambitions que doit afficher le continent africain ».

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La « Sicav Abdou Diouf », lancée en 2002 et rebaptisé en 2004, a été le premier fonds d’investissement géré par la toute nouvelle Société ouest-africaine d’actifs, installée officiellement à Cotonou en 2003. Il a permis, selon le secrétaire général de l’OIF, « d’investir de façon significative dans des secteurs à fort potentiel, tels que les transports, les télécommunications, l’agro-industrie, la finance et la distribution ». Des secteurs qui nécessitent d’importantes ressources financières et qui contribuent fortement à la croissance économique. « La collecte de l’épargne constitue un instrument essentiel à l’accroissement rapide du niveau d’investissement, encore trop faible », a-t-il poursuivi

L’Afrique, un «catalyseur» de croissance.

Le secrétaire général de l’OIF s’est pourtant montré optimiste. Face à une crise sans précédent, « où les plans de sauvetage et de relance massifs (…) ne semblent pas pouvoir pallier les profondes du système économique et financier mondial », Abdou Diouf s’est dit « convaincu que l’Afrique (…) peut être le catalyseur majeur pour le retour de la croissance dans le monde entier ».

En marge du forum de Cotonou, l’OIF et la Banque d’investissement et de développement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BIDC) ont signé un accord qui porte à 1 300 000 euros le montant du Fonds de garantie des industries culturelles de l’OIF (FGIC). Créé en 2003, il est désormais étendu au quinze membres de la Cedeao dont 11 appartiennent à la Francophonie. La BIDC contribue pour moitié à ce fonds dont l’objectif est de permettre aux entreprises culturelles d’accéder plus facilement à des financements en apportant des garanties aux opérateurs financiers.