A la mémoire des combattants

Le président de la république française, Jacques Chirac, a inauguré jeudi, à quelques pas de la tour Eiffel, le Mémorial national de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie. Le monument rend hommage aux milliers de combattants morts entre 1952 et 1962 en Afrique du Nord.

Cela faisait longtemps que les anciens combattants du Maroc, de Tunisie et de la guerre d’Algérie attendaient ce moment.  » Au nom de tous les Français, je veux rendre l’hommage de la Nation aux soldats morts pour la France en Afrique du Nord, il y a presque un demi-siècle. Ils furent plus de 22 000 « , a déclaré le président de la république française, Jacques Chirac, lors de l’inauguration du Mémorial national de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie. La manifestation a rassemblé plusieurs centaines d’anciens combattants.

Devoir de mémoire

 » C’est important que ce monument existe afin que l’on n’oublie jamais tous ceux qui sont morts en Afrique du Nord et le lourd tribut que des hommes ont payés à la guerre « , insiste Bernard Chatel, président de la Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, au Maroc et en Tunisie. Cependant, aucune date n’a a encore été fixée pour la commémoration de la guerre d’Algérie. En attendant, des milliers de combattants rejoignent leurs  » aînés de 1914 et de 1940  » au Panthéon du souvenir.

Le Mémorial se compose de trois colonnes. Les noms des 22 000 combattants, dont plus de 3 000 harkis, morts entre 1952 et 1962 viennent s’inscrire sur leurs façades au moyen d’un système informatique.  » Le monument s’avère, dans sa conception, propice aux modifications qui seraient apportées via le dispositif informatique « , a précisé Hamlaoui Mékachéra, le secrétaire d’Etat aux Anciens combattants, lui même d’origine harkie. Initiative heureuse

puisque certains noms inscrits sur le monument sont sujets à caution. Il s’agirait de personnes soupçonnées d’avoir participé à des actes de torture. D’autres pourraient au contraire être ajoutés, notamment ceux, oubliés, de Harkis.

Il faut rappeler, que cet été, le président algérien Abdelaziz Bouteflika a inauguré une stèle à la mémoire des Français qui ont combattu aux côtés des Algériens lors de la guerre de libération. (Lire l’article sur ce sujet).