A la découverte des Basongye

Site d’un érudit passionné, Basongye.com, propose de faire découvrir aux internautes la culture des Basongye. Cette ethnie, qui vit dans le bassin de la rivière Lomani en République Démocratique du Congo, descendrait directement des Pharaons d’Egypte.

« Les Basongye sont les habitants du Busongye et parlent le Kisongye. (…) Les Basongye sont plus ou moins un million et vivent aujourd’hui en majorité dans l’espace géographique appelé « Bassin de la rivière Lomami » en République Démocratique du Congo (RDC). (…)Le nom de « Ba-Songye » viendrait de la tribu Songye « Basonge » qui habite sur la rive droite de la Lomami. » Voilà de quoi mettre un pied dans l’univers basongye. Si vous voulez en savoir plus, il vous faudra lire en entier le site Basongye.com.

Celui-ci a été créé à l’initiative de Nkamany Kabamba, docteur en médecine, chirurgie et accouchement, retraité de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) depuis décembre 1999 et résidant aujourd’hui à Miami, en Floride. C’est lui qui a alimenté l’interface, à partir de sa culture personnelle et des ouvrages qu’il a déjà fait paraître sur le sujet. Ce qui donne un contenu plutôt très universitaire et érudit.

Le léopard comme totem

« Basongye.com tente, dans la mesure du possible, d’expliquer l’Histoire du peuple songye et se concentre sur les changements et les défis de la culture dans la Busongye », peut-on lire en guise d’exergue. Ainsi, après une introduction historiographique fouillée, l’auteur se propose d’aborder l’Histoire, la géographie, les systèmes politique et social, les mythe fondateurs. Malgré le manque d’images et d’interactivité, on note des cartes bienvenues et bien faites, la présentation de l’hymne songye, le totem (le léopard) et le drapeau songye. Ce dernier est un morceau de tissu en raphia qui contient la représentation de la Hache de Parade pour le Pouvoir.

Nkamany Kabamba insiste sur le fait que « les Basongye sont des aristocrates ». Ils seraient en effet des « descendants pharaoniques » au même titre que les Fangs de Guinée Équatoriale, du Cameroun et du Gabon, les Nyamwezi « M’Siri » en Tanzanie et au Congo, les Zulu et Tswana de l’Afrique australe, ainsi que les Bakons (Bakongo) et Yaka de RDC, du Cabinda et d’Angola. Le site peut être consulté en version anglaise et française, le webmestre promettant une version en Ki-Songye « dès que possible ». Ce qui serait la moindre des choses !