Penser l’Afrique dans sa mobilité : la journée nationale de la diaspora africaine en France

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La 2e édition de la journée nationale de la diaspora africaine se tient ce samedi 17 mai, à Bordeaux, dans le sud-ouest de la France, avec pour objectif de renforcer les liens entre l’Afrique, les Africains de la diaspora et la France, cet événement va réunir des associations notamment de la société civile des différentes diasporas africaines présentes sur le territoire français.

La ville de Bordeaux, dans le sud-ouest de la France, accueille, ce samedi 17 mai, la 2e édition de la journée nationale de la diaspora africaine. Elle est organisée sous l’égide du Club Bordeaux-Cameroun-France présidé par Pierre de Gaétan Njikam, maire adjoint de Bordeaux. « Je m’engage à ce que cette journée soit pérenne », explique le premier maire adjoint noir de France.

« Penser l’Afrique à partir d’un ailleurs »

La coopération avec l’Afrique est inscrite pour la première fois, en France, sur des objectifs municipaux dans la ville de Bordeaux, souligne-t-il. « Penser l’Afrique à partir d’un ailleurs », selon les mots de ce maire adjoint, est le thème de cette journée de rencontre entre les différentes diasporas du continent présentes sur le territoire français.

Elle veut offrir un cadre pour penser l’articulation des développements sociaux et économiques entre l’Afrique et ses diasporas en France. Pierre de Gaétan Njikam envisage sa démarche dans le parti pris éthique, voire politique, d’envisager le monde dans sa mobilité et dans les échanges qui se multiplient notamment entre la France et l’Afrique.

Les collectivités locales manquent d’interlocuteurs avec les diasporas africaines

La diaspora africaine a un rôle fondamental par rapport aux transferts de fonds en direction du Continent, la communication des savoirs, des connaissances, ainsi que dans la mise en place d’un développement solidaire. Le manque d’interlocuteurs entre les collectivités locales et ces diasporas reste un problème qui est au cœur de cette initiative. jnda.jpg

Pierre de Gaétan Njikam a voulu créer un lieu de rencontre entre les personnes qui font la relation entre la France et l’Afrique. Il tente d’englober les « afriques » sans trancher ou se prononcer sur la notion de pan-africanisme, mais en articulant cette journée autour des proximités qui peuvent exister entre les communautés africaines, notamment au niveau linguistique. La communauté haïtienne aussi bien que les territoires français d’Outre-mer seront représentés.

L’organisation de la diaspora africaine exige une connaissance des populations qui rend importante l’approche locale de cet événement. Cette deuxième édition de la journée nationale de la diaspora africaine reste ainsi une initiative municipale qui s’inscrit, au départ, dans le cadre de la coopération décentralisée entre la ville de Bordeaux et le Cameroun.

Près de 350 participants ont pris part à la première édition de cette journée. Pour la deuxième édition, Pierre de Gaétan Njikam espère accueillir entre 3 000 et 4 000 participants dans sa ville de Bordeaux, réunis autour de l’organisation de tables rondes et de colloques.