Centrafrique : des soldats français pris pour cible

Les soldats français ont été attaqués par des rebelles lourdement armés dans le nord-ouest de la Centrafrique, ce lundi. L’état-major des armées françaises indique que plusieurs de ces assaillants ont été tués.

Une colonne de rebelles lourdement armés a attaqué un détachement de la force française Sangaris, ce lundi, dans le nord-ouest de la Centrafrique, indique l’état-major des armées françaises. Les combats ont duré près de trois heures. Des avions de chasse français venus de N’Djamena, capitale du Tchad voisin, ont été appelés en renfort.

« Des éléments de Sangaris ont été attaqués par un groupe armé important, d’une quarantaine d’individus, engagés dans un raid sur une route provenant du nord de la RCA et allant en direction du village de Boguila », a déclaré le porte-parole de l’état-major, le colonel Gilles Jaron, selon l’AFP. Boguila est la localité où un hôpital tenu par l’ONG Médecins Sans Frontières avait été attaqué il y a deux semaines. Plusieurs personnes de l’organisation y ont trouvé la mort.

« La force française a eu recours à de l’armement lourd »

Cette région est en proie à une insécurité totale. Difficile d’accès, les soldats français s’y rendaient pour constater les multiples exactions qui ont été rapportées dans cette zone où la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) est absente. Les assaillants ont tout de suite attaqué pour « pour s’emparer de notre position », selon le colonel Gilles Jaron. Ils étaient équipés de motos, de pick-up et d’armes lourdes.

« Face à l’agressivité de cet adversaire, la force française a eu recours à de l’armement lourd, mortiers, missiles anti-chars. Il y a eu un appui aérien d’avions de chasse venus de N’Djamena », a poursuivi le porte-parole de l’état-major.

Aucun soldat français n’a été blessé dans les affrontements. La pacification du pays est loin d’être achevée en Centrafrique. La relative sécurisation de Bangui, la capitale de la Centrafrique, ne semble pas être une indication sur l’état de pacification du pays. Depuis plusieurs semaines, des affrontements entre anti-balaka et ex-séléka ont fait des dizaines de morts à l’intérieur du pays.