Algérie : Amnesty critique la répression de la liberté d’expression


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Alors que la campagne présidentielle en Algérie s’est achevé ce dimanche, un rapport d’Amnesty international critique la répression à l’encontre de la liberté d’expression sous la présidence d’Abdelaziz Bouteflika.

L’heure semble maintenant au bilan pour l’Organisation non-gouvernementale (ONG) Amnesty International, alors que la campagne présidentielle algérienne s’est achevée, ce dimanche. La date de publication de ce rapport sur les violations de la liberté d’expression, ce lundi, à trois jours du scrutin, n’est certainement pas un hasard.

« L’accumulation des atteintes à la liberté d’expression à l’approche de l’élection à venir en Algérie souligne les dérangeantes lacunes du pays en matière de droits de l’Homme », commence le communiqué de l’ONG de défense des droits de l’Homme. L’entreprise du régime Bouteflika en vue de « faire taire les voix critiques et d’écraser la contestation sociale figure en tête des inquiétudes. Avec l’élection à venir, les (autorités algériennes) ont accru la répression et montré qu’elles ne toléraient la critique publique à aucun niveau. Le manque de débat ouvert et les limites posées au droit de critiquer ou de protester pour exprimer des doléances sociales ou des demandes politiques jettent le doute » sur l’organisation de l’élection.

« Des restrictions sont toujours imposées à la liberté d’expression, d’association et d’assemblée »

Cette critique d’Abdelaziz Bouteflika alimente le discours du candidat concurrent pour cette élection présidentielle, Ali Benflis, ancien premier ministre du président actuel qui a déclaré vouloir mettre un observateur dans chacun des 60 000 bureaux de vote. « On va même organiser des séminaires pour les former », avait-il déclaré. Amnesty pointe du doigt les restrictions à l’œuvre, héritées des mesures d’état d’urgence, pourtant levé en 2011, suite à la guerre civile des année 1990. « Des restrictions sont toujours imposées à la liberté d’expression, d’association et d’assemblée », décrit le rapport.

Amnesty évoque aussi la difficile situation socio-économique du pays face à laquelle le pouvoir a « répondu aux protestations en les dispersant par la force, en harcelant et en arrêtant des manifestants et militants syndicalistes ». « Les autorités continuent de prendre pour cible les Algériens, notamment les journalistes, qui s’écartent du discours officiel pro-Bouteflika », indique le communiqué.

Le mois dernier, une chaîne privée de télévision, Al-Atlas TV, avait notamment été fermée après avoir critiqué les autorités au cours de ses émissions. « Attaquer une chaîne privée de télévision simplement parce qu’elle a osé diffuser un point de vue différent est une attaque répréhensible contre la liberté d’expression », ajoute Amnesty.

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