« 40 % des armes saisies à Boko Haram sont de fabrication française » : la France dément

La France a officiellement démenti les allégations du ministre tchadien de la Communication qui avait indiqué que près de 40% des armes saisies à Boko Haram par l’armée tchadienne étaient de fabrication française.

L’ambassade de France au Cameroun a démenti, de façon catégorique, les allégations du ministre tchadien de la communication qui avait rapporté la semaine dernière que 40% des armes saisies à Boko Haram par l’armée de son pays étaient de fabrication française. L’annonce a été faite, ce lundi 9 mars 2015, dans un communiqué.

« Selon plusieurs rapports, une grande partie des armes de Boko Haram a été prélevée à l’armée nigériane, une autre provient de trafics illégaux dans la région », précise le texte qui indique encore que la France exerce un contrôle particulièrement strict sur ses ventes d’armes à travers le monde, selon PANA.

La France combat le trafic d’armes ?

« La France combat activement la contrebande d’armes en Afrique à travers les différents détachements de militaires français sur le continent », ajoute ensuite le communiqué : « La lutte contre les trafics d’armes dans la bande sahélo-saharienne fait partie des objectifs de l’opération Barkhane, menée aux côtés des forces tchadiennes, nigériennes, maliennes, mauritaniennes et burkinabé ».

Le ministre tchadien de la Communication, Hassan Sylla Ben Bakari, avait déclaré qu’autour de « 40% des armes saisies par les forces armées du Tchad aux combattants de Boko Haram sont de fabrication française ». L’annonce avait été faite par l’officiel, mercredi 4 mars 2015, à Yaoundé, à l’occasion d’une visite de travail au Cameroun.

Il avait néanmoins précisé qu’il ne désignait pas la France comme un fournisseur d’armes de la secte Boko Haram mais qu’il s’agissait d’un avertissement afin que Paris contrôle mieux les circuits de vente de matériel militaire. « Mon pays montre ces images et continuera de les montrer afin que ceux qui les fabriquent sachent que ces armes ne se retrouvent pas là où elles doivent être », avait conclu le ministre tchadien de la Communication.