3,9 milliards pour reconstruire la RDC

Près de 4 milliards pour aider la République Démocratique du Congo (RDC). C’est l’effort financier consenti par les bailleurs de fonds – Etats et organisations internationales – pour saluer le retour de la paix en RDC.

Les bailleurs de fonds, réunis le 18 décembre dernier à Paris, ont octroyé 3,9 milliards de dollars à la République Démocratique du Congo (RDC) pour la période 2004-2006. Quinze pays – la plupart des pays développés et la Chine – et dix-sept organisations internationales dont la Banque Africaine de Développement (BAD), les institutions de Breton Woods, des agences de Nations Unies, le Fond Saoudien pour le Développement et la Commission Européenne ont pris part à la rencontre face à une délégation de neuf ministres congolais. Elle était conduite par le Ministre des Finances, André-Philippe Futa. L’aide, qui correspond à la somme des contributions des bailleurs de fonds accordée à la RDC, s’inscrit dans un processus continu qui vise à contribuer à la reconstruction du pays. Ce financement qui vient saluer le succès du dialogue inter-congolais est appelé, sous certaines conditions, à se renouveler.

La paix récompensée

Le processus de paix a, en effet, donné naissance à un gouvernement d’unité nationale de transition qui dirigera le pays jusqu’aux prochaines élections. La décision des bailleurs de fonds constitue un signe d’encouragement pour les autorités congolaises. « Le Gouvernement est déterminé à poursuivre tous les efforts nécessaires afin de soulager les souffrances des Congolais dues à plusieurs années de conflit. Un soutien fort de la communauté internationale est indispensable à la continuation du processus visant rétablir la croissance et la stabilité en RDC », a indiqué, André-Philippe Futa. Les 3,9 milliards seront affectés aux secteurs prioritaires définis dans le cadre du Programme Multi-sectoriel d’Urgence, de Réhabilitation et de Reconstruction (PMUR) dans tout le pays.

Cette somme contribuera également à soutenir le budget de l’Etat congolais et, dans une moindre mesure, au service de la dette (moins de 0,1%). Dans le dernier cas, un fonds fiduciaire administré par la Banque Mondiale devrait être créé. Notons que les institutions de Bretton Woods participent déjà activement à la reconstruction du pays. L’accès à l’initiative PPTE (Pays Pauvres Très Endettés) a été approuvé par le conseil d’administration du Fonds Monétaire International (FMI) le 23 juillet 2003, et par celui de la Banque mondiale le lendemain. Dans l’immédiat, les décaissements prévus par ces pays et organisations sont de 1,08 milliards en 2004 et 1,2 milliards en 2005.

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