2012 : L’année du Maghreb, selon Marzouki


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Moncef Marzouki, le président tunisien, a entamé mercredi 8 février une visite de trois jours au Maroc. Son arrivée à Rabat, où il a rencontré le roi Mohammed VI et le Premier ministre Abdelilah Benkirane, est une première étape d’une tournée régionale. Au programme : la relance de l’Union du Maghreb.

L’Union du Maghreb (UMA) est désormais une priorité pour le président tunisien, Moncef Marzouki, qui tente de la relancer « activement ». Il est en ce moment en visite de trois jours au Maroc depuis mercredi où il a rencontré le souverain Mohammed VI et le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une tournée régionale avec comme prochaines destinations la Mauritanie et l’Algérie. De Rabat à Benghazi, Moncef Marzouki plaide pour le développement rapide d’une zone de libre circulation au sein du Grand Maghreb, tant pour les biens que pour les personnes.

« Nous allons oeuvrer cette année à rétablir la cohésion avec nos frères algériens, marocains, libyens et mauritaniens, dans le but de ressusciter le grand rêve de l’Union maghrébine, gelée depuis des années », a-t-il déclaré mercredi devant la presse, avant d’ajouter qu’il était favorable à ce qu’un sommet maghrébin soit tenu cette année. Il a d’ailleurs fait part de son souhait d’accueillir l’évènement.

Une union découpée

L’Union du Maghreb, fondée le 17 février 1989, qui regroupe le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Libye et la Mauritanie, est au point mort depuis sa création. Les discordes au sujet de la frontière maroco-algérienne, fermée depuis 1994 à la suite des attentats de Marrakech, et du Sahara occidental, bloquent, entre autre, l’évolution du Grand Maghreb. Mais la visite « historique » le 23 janvier du ministre marocain des Affaires étrangères à Alger est un signe fort vers la voie de la réconciliation et d’un retour possible d’une normalisation entre les deux pays. Cela faisait depuis 2003 qu’aucun chef de la diplomatie marocaine ne s’était rendu en Algérie. Le président provisoire de la Tunisie a déclaré qu’il était temps de « lever les obstacles et d’ouvrir les frontières entre l’ensemble des pays maghrébins » et qu’il était « impératif de résoudre le problème du Sahara occidental entre le Maroc et l’Algérie ».

Moncef Marzouki voit en 2012 l’année de l’union maghrébine. Lors de ses entretiens avec Mohamed VI et Abdelilah Benkirane, il n’a eu de cesse de plaider pour l’édification maghrébine. « Il est temps de réactiver le Maghreb arabe », a-t-il insisté, rapporte la MAP. A ce propos, une réunion des ministres des Affaires étrangères des cinq pays de l’UMA est prévue, à priori, le 18 février à Rabat.

Plus que jamais, le dirigeant tunisien semble déterminé à agir pour la relance de cette Union du Maghreb. Mais arrivera-t-il à se faire entendre par les deux géants du Maghreb en partie à l’origine du blocus : le Maroc et l’Algérie ?

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