20 000 immigrés pour l’Italie

L’Italie accueillera d’ici la fin de l’année 20 500 immigrés hors communauté européenne. Dont 5 500 Africains. Salariés, saisonniers et cadres hautement qualifiés sont concernés par cet décret ministériel.

C’est l’organe de presse marocain Central qui a révélé, dans son édition de vendredi, que l’Italie a décidé d’accueillir 20 500 travailleurs extra-communautaires (hors Union européenne), d’ici fin décembre. Selon ce journal, la Présidence du conseil a signé, jeudi, un décret ministériel fixant pour les derniers mois de l’année en cours un quota d’admission d’un groupe de travailleurs immigrés comprenant les catégories  » autonomes (sic), salariés, cadres hautement qualifiés et saisonniers « . 5 500 Africains seraient concernés par cette politique de quota. Soit 2 000 Marocains, 2 000 Tunisiens, 1 000 Egyptiens et 500 Nigérians.

L’immigration en conférence

Au même moment, les représentants de dix pays de la Méditerranée occidentale étaient réunis à Tunis dans le cadre d’une conférence régionale sur la migration. La conférence a rassemblé, vendredi, les experts et les représentants des pays membres du forum appelé  » dialogue 5+5  » qui regroupe les cinq pays du Maghreb (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie) et ceux de cinq pays du Sud de l’Europe (Espagne, France, Italie, Malte et Portugal). La déclaration de Tunis prône  » une coopération plus étroite et plus effective entre les autorités des pays de la Méditerranée occidentale pour prévenir et lutter contre les réseaux d’organisations criminelles qui favorisent et appuient la migration irrégulière, le terrorisme, le trafic d’armes, de drogue et le blanchiment d’argent « .

L’Italie de Silvio Berlusconi, comme l’Allemagne de Gerhard Schroeder, a donc décidé de privilégier une politique de quotas concernant l’émigration. Contrairement à la France qui hésite à franchir le pas. Par ailleurs, le gouvernement italien a décidé de délivrer des titres de séjour à presque tous les clandestins, en y assouplissant les conditions. Près d’un million de personnes seraient concernées par cette régularisation massive.