13 candidats au Burkina pour la présidentielle du 13 novembre


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Le Conseil constitutionnel du Burkina Faso a validé dimanche en début d’après midi à Ouagadougou, les dossiers de treize candidats pour l’élection présidentielle du 13 novembre 2005 et rejeté deux autres, a appris la PANA de sources judiciaires.

Le conseil constitutionnel a rejeté les dossiers de candidatures de Frédéric Fernand Guirma (candidat malheureux à la dernière élection présidentielle de novembre 1998) et de Boukary Kaboré.

Les candidats dont les dossiers ont été retenus sont : Blaise Compaoré, le chef de l’Etat sortant, Norbert Michel Tiendrébéogo, Ram Ouédraogo (candidat en 1998), Toubè Clément Dakio, Nayabtigungu Congo Kaboré, Me Bénéwendé Stanislas Sankara, Soumane Touré, Philippe Ouédraogo, Pargui Emile Paré, Ali Lankoandé, Laurent Bado, Gilbert Bouda et Hermann Hector Augustin Magloire Yaméogo.

Selon le verdict rendu par les membres du Conseil
constitutionnel, le dossier de M. Guirma a été rejeté parce qu’il a été déposé en dehors des délais légaux qui indiquent que les candidats doivent déposer leurs candidatures au moins quarante cinq jours avant le début du premier tour du scrutin.

Au terme de l’article 126 alinéa 1 du Code électoral burkinabè, la date limite de dépôt des candidatures était fixée au 29 septembre 2005 à 24 heures, or la déclaration de candidature de M. Guirma a été faite le 30 septembre 2005 à 18 heures 27 minutes au greffe du Conseil constitutionnel par M. Philipp Marie Olivier Lamien, a précisé le président du conseil, Idrissa Traoré.

La candidature de M. Boukary Kaboré a quant à elle été jugée irrecevable, parce qu’elle ne contenait, « ni la signature légalisée, ni le reçu de versement de la caution (de cinq millions de francs CFA, NDLR), deux pièces exigées par l’article 124 du Code électoral ».

Le président du Conseil constitutionnel a indiqué que des
réclamations peuvent être formulées sur les candidats retenus ou rejetés avant le lundi 10 octobre 2005.

« Mais cette disposition concerne uniquement les personnes ayant fait acte de candidatures pour l’élection présidentielle du 13 novembre », a précisé M. Traoré.

Le Conseil constitutionnel du Burkina Faso est constitué de dix personnes, dont huit hommes Idrissa Traoré, (président), Filiga Michel Sawadogo, Benoît Kambou, Hado Paul Zabré, Télesphore Yaguibou, Salifou Sampinbogo, Abdouramane Boly, Jean Emile Somda et deux femmes Anne Konaté et Jeanne Konaté.

Par ailleurs, Mme Marguerite Ouédraogo née Ayo, assure le
secrétariat général du Conseil crée en remplacement de la Chambre constitutionnelle de la Cour suprême de Ouagadougou dissoute en 2000.

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