21 octobre 2014 / Mis à jour à 13:35 - Paris  Newsletter  Alertes e-mail  English edition  Flux
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Tuberculose au Maroc : l’inquiétude des pauvres
La tuberculose est l’une des maladies les plus meurtrières au monde. Classée en deuxième position, juste après le VIH sida, elle a été contractée par 8,7 millions de personnes en 2011 et 1,4 millions en sont mortes. Au Maroc, le nombre de cas détecté est de 28 000 par an. On la surnomme « la maladie du pauvre ».

Les traitements existent et la maladie peut être soignée. Il existe des pays, comme le Cambodge (-45%), où la prévalence de la tuberculose a énormément chuté. Il y en a d’autres où le combat contre la maladie se fait de manière beaucoup plus lente à l’instar du Maroc avec une chute de 2 à 3% chaque année.

La tuberculose fait encore des ravages. Malgré un taux de mortalité en baisse - 41% de décès en moins entre 1990 et 2010 - 1,4 millions de personnes en sont morte en 2011. Située en seconde position, juste après le VIH sida, la tuberculose, causée par une bactérie (Mycobacterium tuberculosis), est l’une des maladies les plus meurtrières au monde. Elle est présente partout dans le monde. En 2011, le plus grand nombre de nouveaux cas de tuberculose a été enregistré en Asie, qui totalise 60% des nouveaux cas à l’échelle mondiale. Toutefois, l’Afrique subsaharienne compte la plus grande proportion de nouveaux cas par habitant, avec plus de 260 cas pour 100 000 habitants en 2011.

un nouveau plan de lutte

Malgré la gratuité des traitements, on dénombre 28 000 nouveau cas chaque année au Maroc. Le rythme fixé par le plan national de lutte contre la tuberculose, -6% chaque année, n’atteint pas ses objectifs avec un taux actuel de 2 à 3%. Plusieurs facteurs expliquent ce demi-échec dont les conditions socioéconomiques des malades. La tuberculose est surtout concentrée dans les zones urbaines, autour des grandes villes du pays. Les hommes sont les plus touchés, 57% contre 43% chez les femmes. Il se développe généralement chez les jeunes adultes âgés entre 15 et 45 ans issus des classes sociales les plus défavorisées. La promiscuité, la mauvaise hygiène, l’insalubrité, la malnutrition ou encore le manque d’éducation sanitaire sont autant de facteurs qui ne permettent pas de réduire efficacement l’évolution de la maladie.

Toutefois, les efforts en matière de lutte contre la tuberculose ont tout de même permis de détecter 95% de cas pour un taux de succès thérapeutique de 85%. Mais le manque de coordination entre les différents acteurs publics, (hôpitaux, ministère de la Santé…) ne permet pas de lutter efficacement contre la tuberculose. Le président du Conseil national de l’Ordre des médecins, le professeur Moulay Tahar Alaoui, a demandé, selon la MAP, à ce que le ministère de la Santé travaille en collaboration avec les services de santé pour lutter contre la maladie. L’Organisation mondiale de la santé a également recommandé au Maroc de répartir formellement les responsabilités de chaque secteur.

Pour une meilleure coordination dans le plan de lutte contre la tuberculose, le ministère de la santé projette d’élaborer une feuille de route avec une nouvelle stratégie nationale anti-tuberculose 2013-2016.


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