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Algérie - Belgique - Maroc - Tunisie - Politique
Quand Didier Reynders encense le Maroc et tacle l’Algérie
Le Vice-premier ministre belge, Didier Reynders

Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, arrivé mardi 30 janvier 2018 dans la capitale algérienne pour une mission de deux jours destinée à renforcer les relations bilatérales, a encensé le Maroc tout en jetant un pavé dans la mare de l’Algérie.

Arrivé mardi 30 janvier 2018 dans la capitale algérienne pour une mission de deux jours destinée à renforcer les relations bilatérales, le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, estime que « l’Algérie a un potentiel touristique énorme, mais on ne sent pas une volonté de s’ouvrir autant que le Maroc ou la Tunisie par exemple ».

Le chef de la diplomatie belge, qui a rencontré le Premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia, le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, de même que le ministre des Affaires religieuses, Mohamed Aïssa. Soulignant que la Belgique veut resserrer ses liens avec l’Algérie sur le plan économique, mais aussi dans la lutte contre le terrorisme et la radicalisation ou encore la migration clandestine, il a signalé le fait que que l’Algérie expulse les migrants hors de ses frontières.

Pour le Vice-premier ministre belge, les défis migratoires de l’Algérie ressemblent de plus en plus à ceux auxquels est confrontée la Belgique. « D’un pays de destination pour les migrants, nous devenons de plus en plus un pays de transit. Tandis que l’Algérie, qui était déjà un pays de transit et d’émigration, devient aussi un pays de destination ». M. Reynders a déploré que « l’Algérie elle-même renvoie des milliers de personnes vers le Niger, et pas uniquement des Nigériens », alors que la Belgique plaide en vain depuis des années pour un accord de réadmission avec l’Algérie, qui lui permettrait d’y rapatrier automatiquement les Algériens sans documents de séjour.

« La migration est d’abord un phénomène africain », estime Didier Reynders, avec une pression très forte sur les pays du Mahgreb. « D’où l’importance de définir des règles et de travailler avec ces pays pour investir dans les pays d’origine des migrants », souligne le chef de la diplomatie belge.

Toutefois, se réjouit Didier Reynders, qui a convenu avec les responsables gouvernementaux algériens de resserrer les contacts entre services de sécurité, de renseignements et de police, l’Algérie accepte de plus en plus de collaborer, aussi pour identifier ses ressortissants.



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