23 octobre 2014 / Mis à jour à 14:40 - Paris  Newsletter  Alertes e-mail  English edition  Flux
Algérie - France - Irak - Conflit - Justice - Politique - Presse - Droits de l’Homme - Prison
Le journaliste Nadir Dendoune a été libéré
Le journaliste français Nadir Dendoune a été libéré après 23 jours de détention en Irak. Il est actuellement à l’ambassade de France à Bagdad.

Trois semaines sans nouvelles. Trois semaines de silence. Trois semaines que le journaliste français Nadir Dendoune était retenu prisonnier en Irak.

Nadir Dendoune s’était rendu à Bagdad pour effectuer une série de reportages pour Le Monde Diplomatique. C’est donc avec un visa de journaliste et une accréditation de ce journal que Nadir Dendoune a été fait prisonnier. Il lui a été reproché d’avoir pris sans autorisation des photos de sites dits sensibles. Une arrestation scandaleuse.

C’est après de multiples démarches que le consulat de France en Irak a réussi à le rencontrer. Une vague de solidarité s’est dès le premier jour formée pour réclamer sa libération. Cependant, deux soutiens manquaient à l’appel. Ceux du président français François Hollande et de son Premier ministre Jean-Marc Ayrault. En 23 jours, l’Elysée et Matignon n’ont pas formulé une seule phrase de soutien en faveur de Nadir Dendoune dans le cadre d’une conférence de presse. Ce que regrette l’entourage du journaliste.

Dans les nombreuses engagées pour exiger sa libération, Reporters sans frontières (RSF) avait mobilisé la profession. « Un appel de cinquante journalistes est paru simultanément dans tous les quotidiens français. De nombreuses radios et télévisions ont repris la nouvelle de son arrestation et ont appelé à sa libération », écrit Le Monde Diplomatique.

Alors qu’en 2009 le débat sur l’identité nationale en France bat son plein, Nadir Dendoune, né en 1972 de parents Algériens, confiait sa difficulté à se sentir « tout à fait français ». Nadir Dendoune, c’est aussi celui qui a planté un fanion de la Seine-Saint-Denis au sommet de l’Everest.

La manifestation prévue samedi 16 février à 14 heures 30 à la Fontaine des Innocents, aux Halles, à Paris, sera tout de même maintenue pour dénoncer une arrestation révoltante.


à la une




communiqués


en bref




image du jour

dossiers

liens utiles