27 juillet 2017 / Mis à jour à 15:27 - Paris  Newsletter  /    Alertes e-mail  /    English edition  /    Flux
Algérie - Espagne - Mali
Crash de l’avion d’Air Algérie en 2014 : Swiftair mise en examen

La compagnie espagnole Swiftair est mise en examen en France pour « homicides involontaires » après l’accident d’avion, en 2014 au Mali, qui avait causé la mort de 116 personnes voyageant à bord du vol AH 507 d’Air Algérie affrété par la compagnie.

Le vol AH5017 de la compagnie nationale Air Algérie, un McDonnell 83 affrété par la compagnie espagnole Swiftair, reliant Ouagadougou à Alger s’était écrasé dans la région de Gossi au nord du Mali en juillet 2014. Il transportait 110 passagers, dont 54 Français, des Burkinabés, des Libanais, des Algériens et six membres d’équipage, tous Espagnols. Il avait disparu 50 minutes après de son décollage de Ouagadougou, au Burkina Faso.

Un procureur français vient de mettre en examen la compagnie aérienne espagnole Swiftair pour « homicides involontaires par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité  ».

Plus tôt cette année, les experts juridiques ont développé une expertise pour les juges d’instruction de l’accident attribué la perte à la formation inadéquate des pilotes.

En 2016, les enquéteurs avaient déclaré que la cause du crash de l’avion d’Air Algérie réside dans la «  non-activation  » du système antigivre alors que la température extérieure et la zone humide traversée requéraient sa mise en place. Selon les autorités maliennes, « les capteurs de pression des moteurs avaient été obstrués, vraisemblablement par des cristaux de glace  » et « les systèmes d’antigivrage pas été activés par l’équipage ». Mamadou Hachim Koumaré, ministre malien des Transports, avait en effet indiqué que « l’obstruction des capteurs a perturbé le fonctionnement des moteurs, limitant la poussée à un niveau insuffisant pour que l’avion poursuive son vol à un niveau de croisière  ».

Les avocats de la compagnie ont refusé de commenter le processus et disent ne pas comprendre cette décision.


  



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