2 septembre 2014 / Mis à jour à 13:01 - Paris  Newsletter  Alertes e-mail  English edition  Flux
Gambie - Sénégal - Politique
Gambie : un ancien Premier ministre sénégalais convainc Yaya Jammeh de suspendre les exécutions
Trente-huite condamnés à mort devaient être exécutés ce mois-ci. Le président de la République de Gambie Yaya Jammeh, amplement critiqué depuis l’exécution de neuf condamnés à morts dont deux Sénégalais, serait en train de réviser sa position. L’ex-Premier ministre, Souleymane Ndéné N’diaye, a effectué un voyage express à l’issu duquel ce dernier dit avoir convaincu le président gambien de suspendre les exécutions des 38 autres condamnés à mort.

(De notre correspondant)

L’ex-Premier ministre sous l’ère du président Abdoulaye Wade, Me Souleymane Ndéné Ndiaye, aurait réussi à arrêter la saignée qui menaçait sérieusement les relations entre le Sénégal et la Gambie. En effet, selon le quotidien Libération, l’ex-Premier ministre a joué les bons samaritains en se rendant discrètement en Gambie mercredi pour rencontrer le président Jammeh. Cette entrevue de cinq heures aurait été fructueuse, selon le quotidien sénégalais. Le président gambien aurait ainsi revu sa position quant aux 38 autres condamnés à mort, qui attendaient leur exécution prévue mi-septembre.

L’ancien Premier ministre d’Abdoulaye Wade a indiqué que le président Yaya Jammeh lui a expliqué que « la recrudescence de la criminalité est à l’origine de l’exécution des condamnés à mort. Le président Yaya Jammeh a accédé à ma requête, ainsi qu’à tous ceux qui m’ont précédé. Mais il n’a pas accepté ma demande de communier les peines capitales en détentions à perpétuité », précise M N’diaye. Il précise avoir rendu compte de ses démarches auprés du président de la Gambie au ministre des Affaires étrangères, Me Alioune Badara Cissé, et qu’environ 25 Sénégalais attendent toujours dans le couloir de la mort en Gambie.

Au mois d’août, sur ordre du président Jammeh, neuf personnes ont été exécutées dont deux Sénégalais. Tabara Samba et Djibril Bâ, les deux Sénégalais fusillés, étaient poursuivis pour meurtre. Le président Maky Sall, de retour d’un voyage en Afrique du Sud, avait non seulement condamné ces exécutions, mais il avait fait convoquer l’ambassadeur de la Gambie au Sénégal pour exprimer son mécontentement.

L’ancien Premier ministre Souleymane Ndéné N’diaye, est membre de l’ancien parti au pouvoir (PDS) devenu la première force politique de l’opposition sénégalaise. M. N’diaye, avait tout récemment dénoncé la diffusion des secrets d’enquête sur les personnalités de l’ancien régime dans la presse.

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