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Les pirates somaliens jurent de résister à tout assaut
Les armes du bateau pourraient avoir été destinées au Sud-Soudan
Le détournement d’un cargo transportant des armes au large des côtes somaliennes a pris une tournure dramatique vendredi, quand les pirates retenant le bateau ont juré de résister à toute tentative de lui porter secours.

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  vendredi 10 octobre 2008 / par Panapress

Les pirates somaliens, qui retiennent le bateau ukrainien transportant des armements vers le port kenyan de Mombasa, ont affirmé qu’ils s’opposeraient à toute tentative de venir en aide au navire et à ses 20 membres d’équipage.

Toute tentative de sauver ce bateau, qui transporte 33 chars T-22 de fabrication russe, des armes de petit calibre et des munitions, "serait catastrophique", a déclaré Ali Sugule, le chef des pirates qui ont détourné le navire ukrainien, joint par téléphone satellite par Radio Shabelle.

"Les navires de guerre étrangers qui croisent dans les eaux somaliennes devraient lutter contre les véritables coupables, que sont les chalutiers de pêche illégaux qui pillent les ressources naturelles de notre pays et déversent des déchets industriels dangereux dans nos mers, mais pas contre nous les pêcheurs qui protégeons nos ressources", a déclaré M. Sugule.

Il a tenu ces propos quelques heures après que le Conseil de sécurité des Nations unies ait donné à la communauté internationale le feu vert pour faire usage de la force si nécessaire, pour sauver le bateau et son équipage.

Jeudi, l’OTAN a annoncé que certains de ces Etats membres étaient prêts à envoyer des navires de guerre le long des côtes somaliennes pour lutter contre la piraterie endémique dans les eaux de ce pays de la Corne de l’Afrique.

A qui était destinées les armes ?

M. Sugule a réfuté le fait qu’un accord serait bientôt trouvé sur le versement d’une rançon, mais a confirmé que les négociations avec les propriétaires du bateau se poursuivaient.

Les pirates, qui ont détourné le bateau ukrainien à la fin du mois dernier, avaient exigé une rançon de 20 millions de dollars pour la libération du bateau et de sa cargaison d’armes, dont la destination est restée controversée depuis le détournement du navire.

Le Kenya soutient que ces armes lui étaient destinées tandis que des sources proches de la Marine américaine ont indiqué qu’elles devaient aller au Sud-Soudan.

Et tandis que le Kenya affirme avoir acheté ces armes, le gouvernement du Sud-Soudan (GOSS) maintient qu’elles lui appartiennent et qu’elles devaient lui parvenir en passant par le Kenya.

Le détournement du bateau place le Kenya dans une position inconfortable, car s’il s’avère que les armes étaient destinées au Sud-Soudan, cela signifie que le Kenya a violé l’embargo des Nations unies contre le Soudan.

Les chefs des pirates somaliens, qui sont bien entraînés, bien équipés et qui se proclament "gardes-côtes bénévoles", parlent généralement à la presse locale et internationale par téléphone satellite à bord des bateaux détournés.


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