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Les nouveaux bijoux africains du patrimoine mondial
Les forêts sacrées de Kaya du Mijikenda, au Kenya, et le paysage culturel du Morne, à Maurice, sont les heureux élus
Les forêts sacrées de Kaya des Mijikenda, au Kenya et la montagne le Morne, à Maurice, relèvent désormais du patrimoine mondial. Ils figurent parmi les 27 sites inscrits cette année par l’Organisation des Nations unis pour l’éducation, la science et la culture.

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  mardi 22 juillet 2008 / par Mamaye Idriss

Des forêts et une montagne, c’est la nouvelle contribution de l’Afrique au patrimoine culturel mondial. Les forêts sacrées de Kaya des Mijikenda, au Kenya et la montagne le Morne, à Maurice, figurent dans les 27 nouveaux sites ajoutés à la liste des merveilles du monde lors de la 32e session du Comité du patrimoine mondial de l’Organisation des Nations unis pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).

Le site du Mijikenda est, selon l’Unesco, « un témoignage unique d’une tradition culturelle et pour ses liens directs avec une tradition vivante ». Etendu sur près de 200 km le long de la côte kenyane, les forêts du Mijikenda referment les vestiges de nombreux villages fortifiés, les kayas. Ils ont été construits à partir du 16e siècle. Ces villages ont été abandonnés dans les années 1940.

« Des sites tout simplement grandioses »

Le paysage culturel de la montagne du Morne Brabant, très accidenté, est le second site mauricien inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco. Située dans le sud-ouest de l’île Maurice, cette montagne a servi de refuge aux esclaves qui prenaient le maquis au cours du 18e siècle. Les esclaves évadés, surnommés les marrons, trouvaient refuge dans des grottes et au sommet de la montagne. Le Morne est ainsi devenu aux yeux de la population mauricienne le symbole de la lutte des esclaves pour la liberté. Lieu de passage du commerce des esclaves en direction du Yémen, l’île Maurice était connue à l’époque sous la dénomination de " République des marrons" à cause du nombre important d’esclaves, en fuite, installés dans la montagne.

Ces sites africains ont été choisis pour leur valeur historique, mais aussi parce qu’ils sont « susceptibles d’être protégés par leurs pays respectifs », a expliqué Josette Wangari du Centre du patrimoine mondial de l’Unesco. On compte près de 70 sites africains déjà inscrits. Les sites culturels sont à présent plus importants que les sites naturels. Depuis près de dix ans, l’Unesco a élaboré une stratégie globale dont l’un des objectifs est de mettre plus largement en valeur les sites culturels africains. Cependant, précise Mme Wangari, l’intégration de nouveaux sites africains à la liste du patrimoine mondial « n’avait pas pour objectif de mettre en avant des "sites africains". Les sites sélectionnés sont tout simplement grandioses ! ».


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