afrik.com
 
jeudi 20 nov. 2008    
 
  Affaire Kieffer : la justice ivoirienne lance un nouveau mandat d’arrêt   -  RD Congo : des enfants soldats se battent contre les rebelles de Nkunda  -  Zimbabwe : la mise en place d’un gouvernement d’union retardée  -  Rwanda : l’affaire Kabuye pourrait améliorer les relations entre Paris et Kigali  -  Etats-Unis : hausse des incidents racistes depuis l’élection d’Obama  -  L’ONU appelle à un fonds humanitaire de 7 milliards de dollars en 2009  -  534 magistrats signent une pétition contre Rachida Dati  -  Afrique : le rachat de quatre opérateurs téléphoniques étudié par France Télécom  -  Guerre d’Algérie : la stèle de l’OAS démontée à Marignane  -  Afrique de l’ouest : une dévaluation du franc CFA écartée  -    
 
Société - Afrique du Nord - Algérie - France - Colonisation

Bataille autour de la mémoire de l’OAS
Les familles des victimes de l’OAS dénoncent l’hommage rendu aux partisans de l’Algérie française à Paris

Anciens de l’Organisation armée secrète (OAS) et familles des victimes de l’OAS se sont faits face, mercredi, sur la place Charles-de-Gaulle, à Paris. Sous l’Arc de Triomphe, les premiers ont rendu hommage aux partisans de l’Algérie française, les seconds ont mis en garde contre la bienveillance de la République et de Nicolas Sarkozy à leur égard.



jeudi 27 mars 2008, par Fabien Mollon 8 réactions


Pour la sécurité, sept fourgonnettes de gendarmerie, deux de police. Pour les honneurs, trois cars de l’armée de terre. Sur la place Charles-de-Gaulle, mercredi à Paris, quelques drapeaux, pas mal de galons, et beaucoup de cheveux grisonnants. Devant l’entrée du souterrain desservant l’Arc de Triomphe, une foule de mécontents qui trouvent inadmissible cette cérémonie en hommage aux victimes de la manifestation de la rue d’Isly, le 26 mars 1962 à Alger. L’armée avait alors tiré dans une foule de partisans de l’Algérie française qui avaient répondu à l’appel de l’Organisation armée secrète (OAS, mouvement politico-militaire clandestin en faveur de l’Algérie française). La fusillade avait fait 46 morts.

Parmi les quelques dizaines de contre-manifestants, beaucoup de pieds-noirs membres d’associations des familles de victimes de l’OAS, des représentants du Parti communiste, quasiment pas d’Algériens. Henri Pouillot porte autour du coup une pancarte « L’OAS m’a raté deux fois ». Pour cet ancien militant anticolonialiste, « c’est inacceptable que la République permette cela : laisser le drapeau de l’OAS s’incliner sur la tombe du soldat inconnu, à quelques pas de l’inscription de l’appel du 18 juin du général de Gaulle, alors même que cette organisation avait tenté de l’assassiner, c’est un déni de mémoire de la part des autorités, et une nouvelle provocation de la part de l’OAS ! »

Polémique autour du statut de « mort pour la France »

Vers 17 heures, la soixantaine d’anciens partisans de l’Algérie française empruntent le passage du Souvenir qui mène à l’Arc de Triomphe. Des voix s’élèvent : « OAS ! Assassins ! » Des ennemis de toujours se toisent, en viennent aux mots. Le ton monte entre Jean-François Gavoury, président de l’Association nationale pour la protection de la mémoire des victimes de l’OAS et fils d’un commissaire de police assassiné, et Armand Belvisi, auteur d’un attentat manqué contre de Gaulle et membre de l’Association pour la défense des intérêts moraux des anciens détenus de l’Algérie française (Adimad). A ses côtés, un homme portant un béret bordeaux lâche, à l’encontre des protestataires : « A l’époque, ce sont ces gens-là qui fournissaient l’argent des armes au FLN (Front de libération nationale, ndlr) . »

Quelques minutes plus tard, la flamme du Soldat inconnu est ravivée, sous l’Arc de Triomphe. A quelques dizaines de mètres de là, devant l’entrée du passage, les contre-manifestants alertent : « Ils ont obtenu la promesse de Sarkozy, quand il était encore candidat à l’élection présidentielle (le 16 avril 2007, ndlr), que la qualité de “mort pour la France” serait accordée aux victimes de la rue d’Isly ! », s’indigne Charles Schweisguth, témoin de la guerre d’Algérie. « Cela veut dire que la République va les traiter au même titre que les poilus ou les résistants, alors que ce sont des tueurs !? »

Après le dépôt de gerbes, la sonnerie aux morts et une minute de silence, les anciens partisans de l’Algérie française ont chanté la Marseillaise et « C’est nous les Africains », le chant de l’Armée d’Afrique de la Seconde Guerre mondiale, récupéré par l’OAS une vingtaine d’années plus tard.



Réagir à l'article


Bataille autour de la mémoire de l’OAS - Carlos
Monsieur Henri POUILLOT semble oublier qu'il represente un parti qui a signe l'odieux pacte "germano-sovietique" .... dois je lui rappeler que la liste des "refractaires" fut gracieusement donnee a (...) - Mardi 4 Novembre 2008 - 08:18

Bataille autour de la mémoire de l’OAS - prince
Oui rendons hommages à ces terroristes en les envoyant devant les tribunaux pour crimes contre l'humanité, Pas d'excuses pas de repentance, aucune humanités chez ses monstrueux assassins de l'Oas (...) - Lundi 1 Septembre 2008 - 22:28

Bataille autour de la mémoire de l’OAS - ANVO75
La suggestion de Jean-François concernant l’attribution de la qualité de "Mort PAR la France" aux malheureuses victimes de la manifestation interdite du 26 mars 1962 à Alger mérite (...) - Dimanche 30 Mars 2008 - 22:53

Bataille autour de la mémoire de l’OAS - ANVO75
Il est plus facile pour ces terroristes de l’OAS sur le retour d’entretenir la nostalgie de l’Algérie française et d’attiser la haine à l’égard de la République (...) - Dimanche 30 Mars 2008 - 22:46

Bataille autour de la mémoire de l’OAS - ANVO75
Il n’est pas compréhensible, 46 ans après la tragique fusillade de la rue d’Isly, que les familles de ses victimes n’aient pas compris de qui ces malheureux avaient été le "jouet". (...) - Dimanche 30 Mars 2008 - 22:34

Bataille autour de la mémoire de l’OAS - ANVO75
Les manifestants, rue d’Isly, n’étaient pas "désarmés". Ils étaient sans armes, car le mot d’ordre de l’OAS auquel ils s'étaient conformés leur demandait d’exprimer (...) - Dimanche 30 Mars 2008 - 22:31

Bataille autour de la mémoire de l’OAS - ANVO75
Les manifestants, rue d’Isly, n’étaient pas "désarmés". Ils étaient sans armes, car le mot d’ordre de l’OAS auquel ils s'étaient conformés leur demandait d’exprimer (...) - Dimanche 30 Mars 2008 - 22:24

Morts PAR la France - JeanFrançois
Quand l'Armée Française tire sur des hommes, femmes et vieillards DÉSARMÉS, qui sont les "tueurs" et qui sont les victimes? Ceux qui aujourd'hui s'opposent à ce que ces victimes soient considérés (...) - Dimanche 30 Mars 2008 - 19:44

Toutes les réactions




 

   

La Zambie célèbre le 44ème anniversaire de son indépendance

Qu’attend la France pour s’excuser des crimes commis pendant la colonisation ?

Kadhafi et Berlusconi soldent le passé colonial de l’Italie en Libye

Tous les articles Colonisation

L’élection d’Obama à l’origine d’une flambée de racisme aux Etats-Unis ?

Somalie : les pirates se déchaînent

Algérie : la mise en œuvre du programme du président à l’ordre du jour

Tous les articles Société

Algérie : la liberté d’expression bâillonnée

CAN - Mondial 2010 : le calendrier et l’analyse du Groupe C

Algérie : l’effondrement d’un immeuble à Bab El Oued fait un mort

Tous les articles Algérie

Le Burkina-Faso en quête d’investisseurs en France

"Africa International" : 50 ans et débordant de projets

Un « Ticket » pour la peur

Tous les articles France

 
 
sur afrik.com    sur le web
 


 

 
 


Présentation - Contact/Mentions légales - Partenaires - Annoncer sur ce site - Affiliation
Plan du site - Revue de presse - Version texte - Carte d'afrique - Archives - Alertes e-mail - English version

Afrik.com c'est aussi : afrikeco.com - beaute.afrik.com - afrikblog.com
Notre sélection : Logiciels Libres - Rencontres - Réduction
© afrik.com