Zoom sur l’environnement à Ouaga

La deuxième édition du festival des films sur l’environnement bat son plein dans la capitale du Burkina-Faso.

C’est un festival sans palme, laissant une grande place à l’éducation, qui s’achève le 27 janvier à Ouagadougou, la capitale du Burkina. Le festival international des films d’environnement organisé par l’association française,  » Les cahiers du futur  » en est à sa deuxième édition, mais déjà, le succès est au rendez-vous. En témoignent les 500 participants aux colloques qui ont suivi les représentations de mercredi. Yannick Bruxelle, la conférencière française, détachée de l’Académie de Poitiers où elle occupe un poste de responsable de l’éducation à l’environnement, n’en revient pas.  » Les participants s’intéressent surtout aux problématiques liées à l’eau et à la désertification. Ils sont heureux de trouver cet équilibre entre les informations contenues dans les documentaires et les pistes de réflexion fournies par mes collègues et moi-même ».

Parmi les trente documentaires présentés à Ouagadougou et Bobo Dioulasso :  » Treedom  » (film d’animation japonais de Dino Sato),  » Marée noire sur le Cameroun  » (de Dominique Martin Ferrari),  » Boire l’eau de mer  » et  » Faiseur de pluie  » – histoire touchante de ces hommes qui crèvent les nuages en les bombardant d’iodure d’argent.

Orientations politiques

Samedi, le Centre culturel Georges Méliès de Ouaga projettera  » L’Autre mondialisation  » et  » Vers un commerce équitable « . Thierry Maous, responsable de l’association lilloise  » Les cahiers du futur « , assume les orientations politiques de ces sélections, affirmant que ni les autorités, ni le Centre culturel français ne s’en sont troublés :  » Les polémiques agitent plus les cercles économiques que les politiques qui ont la responsabilité d’établir et préserver des contrepouvoirs. On peut être à Davos et, en même temps, à Porto Alegre  » fait-il valoir.

A l’avenir, l’Association lilloise et ses partenaires burkinabés vont monter des partenariats et des formations dans le cadre de la future vidéothèque du Centre d’éducation à l’environnement de Ouagadougou.  » A terme, nous avons le projet de diffuser une fois par semaine un documentaire dédié à l’environnement sur la TNB (Télévision nationale – Ndlr). Et d’aider à la réalisation de productions locales dans un second temps « , explique Thierry Maous. Une formule conjuguant le soutien aux causes environnementales et la production audiovisuelle qui fait école, puisque les centres culturels français de Niamey et de Bamako ont manifesté leur intérêt.