Web marché du mouton de l’Aïd : après le Maroc et la France, l’Algérie s’y met

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Déjà présente au Maroc depuis six ans, l’idée de vendre des moutons sur Internet à l’occasion de l’Aïd el-Adha débarque en Algérie. En France aussi les musulmans peuvent commander leur mouton sur le Net.

Le mouton algérien débarque sur le Net! Il est désormais possible d’acheter son mouton à prix réduit sur Internet à l’approche de la fête de l’Aïd el-Adha, appelée aussi Aïd el Kebir. Le prix varie entre 27 000 (260 euros) et 50 000 dinars (480 euros). Quelques éleveurs cassent les prix, notamment sur le site d’annonces Ouedkniss.com qui recense une dizaine d’offres du genre dans la rubrique animaux.

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Une alternative pour répondre aux fortes demandes à la veille de cette fête. D’autant plus que la relation producteur-acheteur est directe et permet d’éviter les intermédiaires qui n’hésitent pas à « saigner » le client. Cette concurrence technologique n’est évidemment pas vue d’un très bon œil par les éleveurs traditionnels.

Chez son voisin marocain, l’idée existe depuis six ans déjà. Et c’est à El Jadida, à 96 kilomètres au sud de Casablanca, que la première ferme virtuelle du Maroc a vu le jour à l’initiative de Nabil Alami, spécialisé dans l’élevage. Un succès.

La boucherie Dinam de nouveau dans la course

En France, une boucherie halal en ligne propose aussi ses moutons pour la fête de l’Aïd el-Adha : Dinam.fr. Après deux opérations de vente d’ovins en ligne en 2010 et en 2011, Dinam renouvelle l’opération cette année. Le site s’engage à livrer un agneau sacrifié après la prière de l’Aïd, « entier ou découpé, livré à domicile » ou à retirer dans les locaux. Cette année, la nouveauté, c’est « le bœuf de l’Aïd » !

Le prix d’un agneau est de 240 euros à J+1 ou à 230 euros à J+2 et en quelques clics l’animal est découpé puis livré à domicile. L’idée vient de Samir Amdouni, ancien infographiste de 31 ans. « Aujourd’hui, la façon de consommer des produits halal a beaucoup changé. Il faut adapter l’offre à une clientèle qui est majoritairement féminine. Nos parents avaient l’habitude de choisir leurs agneaux, parfois même de les préparer eux-mêmes. Nous, les jeunes, ce n’est plus vraiment le cas », déclarait-il au Parisien en 2010.

L’aspect religieux est très présent. Samir propose de consacrer une partie de l’agneau pour en faire aumône à des associations caritatives telles que « Le cœur sur la main », à Garges-Lès-Gonesse (95), « Amatullah », à Bagnolet (93), ou encore aux mosquées.

La course aux moutons du Web, à crédit ou encore de la grande distribution est de nouveau bel et bien lancée…