Vidéo-Sénégal : quand Macky Sall parlait de « sondage qui sort des urnes »

Au Sénégal, le débat est actuellement axé sur la responsabilité du Président Macky Sall dans la débâcle aux Locales du 29 juin. Si certains sont convaincus que le Président a fait ce qu’il avait à faire et a bien raison de faire porter le chapeau à son gouvernement, d’autres sont d’avis que l’entière responsabilité doit être imputée au Président Sall qui a complètement changé de trajectoire dès qu’il s’est installé au Palais. Afrik.com revient sur une sortie édifiante de Macky Sall, le 31 décembre 2011, alors qu’il briguait la magistrature suprême.

Le Sénégal vient de boucler les élections locales qui ont été lourdes de conséquences. En ce sens que le Président Macky Sall, dont le parti a perdu la bataille des Locales dans des régions-clé, notamment Dakar, Thiès et Ziguinchor, a fait le grand ménage en limogeant son Premier ministre ainsi qu’une bonne partie des membres de son désormais ex-gouvernement. Exit les Mimi Touré et nombre de ses ministres, bonjour Mohamed Dionne et ses nominés.

Mais le débat sur la responsabilité de cette cuisante défaite aux Locales reste entier : qui est le véritable responsable ? Si certains Sénégalais lavent Macky Sall à grande eau, d’autres sont convaincus que le patron de l’Alliance pour la République (APR) a complètement changé de langage depuis qu’il occupe le moelleux fauteuil présidentiel. Qui a raison ? Qui a tort ? Afrik.com vous propose une vidéo de Macky Sall enregistrée le 31 décembre 2011, deux mois avant la Présidentielle, alors invité sur le plateau de la chaîne de télé 2Stv.

Dans cet entretien, Macky Sall parlait de sondages qui sortaient des urnes, de la réduction drastique du train de vie de l’état, de la suppression de certaines ambassades ou leur rattachement afin de réduire les charges de l’Etat. Macky Sall est allé jusqu’à confier qu’il va exiger une transparence sur les comptes de la Présidence et de l’Assemblée nationale avec la Cour des comptes qui va auditer les comptes de la Présidence pour donner l’exemple. L’actuel Président du Sénégal mesurait le poids du Clic (réseaux sociaux) sur le Fric (argent) et le Flic (régime de répression). Aussi et surtout, Macky Sall parlait et insistait sur le « respect de notre parole et nos engagements ». Vingt-sept mois après, qu’en est-il ? A suivre.