Vidéo : la police française interpelle violemment des Africains

Une vidéo postée le dimanche 18 août, intitulée « Honte à la police française » fait le tour de la planète. Ce mardi matin, plus de 650 000 visites étaient enregistrées. Ce qui a entraîné de vives réactions, surtout que visiblement, les personnes interpellées sont d’origine africaine.

La police française a procédé à une arrestation trop musclée. Des images ont été prises de cette arrestation et postées depuis le dimanche 18 août. Ces images font le tour du monde. La vidéo intitulée « Honte à la police française » a déjà été vue plus de 650 000 fois entre dimanche et mardi matin. La police s’en prenait à des individus d’origine africaine, dont deux femmes.

Joué-lès-Tours, le tour est joué

Acte raciste ou simple violence policière, on ne saurait le dire. Sur ces images, les policiers ont dû leur salut au seul fait que les Africains n’ont pas de bleu après un violent coup reçu. Car, l’une de ces femmes appréhendée, d’origine africaine, en a reçu des claques et pas des légères. Sans compter les jets de gaz lacrymogène qu’elle a reçus et qui finiront par la mettre KO. Publiée sur You Tube dimanche 18 août, la vidéo « Honte à la police française », a suscité beaucoup de réactions sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter sous le mot-clé bavure. Les images ont été filmées dimanche matin, depuis un balcon à Joué-lès-Tours, près de Tours.

Bien bastonnée et traitée de salope

Sur les images, on voit deux policiers qui tentent de maîtriser violemment deux individus, dont une femme contre laquelle des coups sont portés et du gaz lacrymogène est tiré. Selon des informations publiées par La Nouvelle République, « la police voulait interpeller une voiture qui zigzaguait, avec sept personnes à bord ». Le conducteur aurait refusé de se soumettre à un test d’alcoolémie et l’une des passagères se serait montrée agressive vis-à-vis des policiers, tentant de leur prendre leur radio portable et de les mordre. D’après La Nouvelle République, c’est contre elle que l’un des policiers lève sa matraque, la laissant gisant au sol, la traitant à plusieurs reprises de « salope » et de « connasse ».

Mise ko par du gaz lacrymogène

En réalité, sur la vidéo, on voit bien deux femmes (1 min). Celle qui est au sol va recevoir plusieurs baffes du policier qui lui demande de « foutre le camp », avant de l’asperger de gaz lacrymogène qui l’enverra ko (3 min). A l’arrivée des renforts, c’est cette femme qui sera relevée sur la gauche de la voiture de police. Quant à la seconde femme, elle sera à son tour aspergée de gaz lacrymogène avant d’être bonnement sommée à son tour de « foutre la camp ». Un homme qui a « participé » à la scène a été plusieurs sommé de « foutre le camp », sauf qu’il s’est entêté à vouloir secourir ceux que les policiers agressaient. Il disparaîtra avant que les renforts n’arrivent. De même que la seconde fille qui a été elle aussi aspergée de gaz lacrymogène.

L’homme écroué, la femme convoquée

Après l’arrivée de renforts policiers, la femme violentée et un autre homme sont emmenés à bord des véhicules de police. Selon La Nouvelle République, le conducteur de l’automobile à l’origine de l’interpellation présentait plus d’un gramme d’alcool dans le sang. Il aurait été écroué à la maison d’arrêt de Tours. La femme, elle, est convoquée au tribunal en octobre pour répondre aux délits d’outrages et de rébellion.

Les agents impliqués convoqués par le procureur

D’après 20 Minutes.fr, le procureur adjoint de la République de Tours, Bruno Albisetti, a convoqué les agents impliqués « pour avoir leur version des faits ». « Je suis en contact avec la direction départementale de la sécurité publique pour savoir ce qu’il s’est passé. Je veux visionner à nouveau cette vidéo avec les agents de police impliqués. Après, je verrai si cela mérite d’ouvrir une enquête. Si je suis convaincu par les explications des policiers, je n’ouvrirai pas d’enquête », a lancé le procureur adjoint.