Vers l’expulsion des Marocains d’Algérie ?

Le Président algérien, Abdelmadjid Tebboune
Le Président algérien, Abdelmadjid Tebboune

Tous les Marocains résidant en Algérie pourraient être expulsés dans une certaine mesure, selon Arslane Chikhaoui, un « proche conseiller du chef de l’Etat algérien ».

Il est présenté par Bladi comme étant un expert en géopolitique, par ailleurs proche conseiller du Président algérien, Abdelmadjid Tebboune. Arslane Chikhaoui, puisque c’est de lui qu’il s’agit, appelle à l’expulsion de ressortissants marocains établis en Algérie, dans une certaine mesure.

Dans une interview au quotidien francophone Liberté, Arslane Chikhaoui indique que « l’Algérie met en application, de manière graduelle, les mesures liées à la mise en œuvre de la déclaration de rupture des relations diplomatiques avec le Maroc, et cela se fait au fur et à mesure de l’attitude que notre adversaire adoptera ».

Selon l’expert en géopolitique, reprenant les propos du ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, la persistance du Maroc à avoir des « agissements hostiles » fera de sorte que l’Algérie va répliquer avec la mise en application d’une mesure supplémentaire, dans le respect de la Convention de Vienne et des us et coutumes en la matière.

« Si le Maroc continue dans sa démarche d’hostilité sous toutes ses formes, l’Algérie passera incontestablement à d’autres étapes matérialisées dans le temps avec la fermeture de l’espace maritime, l’instauration de visa de circulation et à terme, si nécessaire, l’expulsion de ressortissants établis en Algérie », a mis en garde l’expert qui est « régulièrement consulté par le chef de l’État algérien », poursuit Bladi.

Abordant la question des tensions entre les deux pays, Arslane Chikhaoui précise : « nous sommes face de ce qui est dénommé un conflit de faible intensité… Son évolution en conflit de forte intensité dépendra de l’attitude du Maroc, allié, convient-il de le rappeler, d’Israël et de la France, mais aussi en fonction de l’attitude d’autres acteurs extérieurs à la région, comme la Turquie, l’UAE, le Qatar… ».

Rappelons que le 24 août dernier, l’Algérie avait décidé de la rupture des relations diplomatiques avec le Maroc, en raison des « actions hostiles » du royaume chérifien. Le 22 septembre dernier, l’Algérie a décidé de la fermeture de son espace aérien aux avions marocains civils et militaires et à ceux ayant un numéro d’immatriculation marocain.

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