Une nouvelle structure va gérer la filière du cacao ivoirien

Le Gouvernement ivoirien va bientôt mettre en place une nouvelle structure, qui sera chargée de gérer, de façon transitoire, la filière-café/cacao secouée depuis quelques mois par un énorme scandale, qui a abouti à l’arrestation et à l’incarcération de la plupart de ses dirigeants, a-t-on appris, ce jeudi, de bonne source, à Abidjan.

L’information a été livrée à la presse par M. Diamouténé Alassane Zié, directeur de Cabinet du ministre de l’Agriculture, également commissaire du Gouvernement auprès de la Bourse du café et du cacao (BCC).

Le haut fonctionnaire, qui n’a pas précisé les modalités de l’installation de la nouvelle organisation, a clairement laissé entendre qu’elle interviendrait au lendemain de la dissolution de la quasi-totalité des structures qui intervenaient jusqu’ici dans la filière.

M. Diamouténé a fait cette révélation au lendemain du mouvement de grève déclenché par le personnel de la BCC, qui n’a pas perçu de salaires depuis deux mois, précisément après l’arrestation de leurs dirigeants pour malversations et mauvaise gestion.

La détention des principaux responsables de la filière a engendré d’énormes difficultés à une structure comme la BCC, déjà objet d’une âpre lutte de succession entre les dirigeants encore en liberté. Cette situation a conduit les banques de la place à geler tous les comptes de la structure.

En marge de cette affaire, qui continue à agiter l’opinion et la presse, le substitut du procureur de la République, M. Diakité Mamadou, a démenti, mercredi, à Abidjan, que les cinq ministres, qui ont été autorisés par le Gouvernement à répondre à la convocation des magistrats de l’opération « Mains propres dans la filière-café/cacao », aient fait l’objet d’une mesure d’interdiction de sortie du territoire.

Il a, par ailleurs, indiqué que les passeports des avocats des ministres Douati, Gon Coulibaly, Bohoun Bouabré, Dano Djédjé et Diby n’avaient pas été saisis, contrairement à une information parue dans la presse abidjanaise.

M. Diakité, qui s’adressait à la presse, a précisé que ces personnalités, qui n’ont pas été officiellement inculpées par le magistrat instructeur, seront entendues uniquement en qualité de témoins.