Tunisie : Palestine OK, Israël et Trump KO

Des centaines de personnes ont participé à un rassemblement à Tunis pour revendiquer l’adoption du projet de loi soumis au parlement depuis 2015 destiné à « criminaliser la normalisation avec l’entité sioniste », Israël.

Des centaines de personnes ont participé, pour la deuxième journée consécutive, ce dimanche 18 février 2018, à un rassemblement à Tunis pour revendiquer l’adoption du projet de loi soumis au parlement depuis 2015 destiné à « criminaliser la normalisation avec l’entité sioniste », Israël.

Les manifestants qui répondaient à l’appel de plusieurs partis de l’opposition de gauche et d’organisations non gouvernementales, brandissaient des drapeaux tunisiens et palestiniens et des banderoles proclamant leur soutien à la cause palestinienne, relève Anadolu. Parallèlement ajoute le site, les populations scandaient des slogans hostiles à Israël et dénonçaient la décision du Président américain Donald Trump reconnaissant Jérusalem comme capitale de l’Etat hébreu.

Les hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, présents sur l’avenue Bourguiba, la principale artère de la capitale tunisienne, scandaient « Le peuple veut la criminalisation de la normalisation », « résistance de la Tunisie jusqu’à la Palestine », « A bas Trump ». Dans une déclaration à la presse, Olfa Tabbel, membre de «l a coordination nationale pour la criminalisation de la normalisation », a dénoncé le report continu depuis 2015, d’une motion déposée, à cet effet, par le Front populaire et signée par 98 députés. Ainsi, souligne Anadolu, il stigmatise, sans les nommer, les parties qui en sont la cause, en allusion aux partis au pouvoir..

« Nous allons, malgré tout, mener une campagne visant à collecter 1 million de signatures en faveur d’une pétition dans le but de faire pression sur l’Assemblée des représentants du peuple et sur le gouvernement pour l’adoption du projet de loi en instance ». Pour sa part, Rabii Jabbar, de « l’association de la jeunesse arabe », s’en est pris aux régimes arabes qu’il a accusés de «soumission» à Washington, indiquant que « nous allons œuvrer pour une mobilisation populaire incessante afin de faire aboutir le projet de loi maintes fois reporté et nous n’hésiterons pas à publier une liste nominative des députés qui voteront contre le texte de loi ».