Tunisie : le tueur de la plage de Sousse a travaillé dans le tourisme

L’auteur de l’attentat meurtrier contre des touristes à l’hôtel de Sousse en Tunisie, a travaillé dans le secteur du tourisme, selon le Premier ministre Habib Essid, dans une interview publiée ce dimanche.

Nouvelle révélation sur le tueur de Sousse, Seifeddine Rezgui. Après des information qui ont fait état d’une expédition en Libye où le tueur s’est entraîné, le Premier ministre tunisien, Habib Essid, a révélé ce dimanche 5 juillet 2015, que Seifeddine Rezgui a travaillé dans le tourisme. « Nous savons qu’il était membre d’un club de danse et qu’il connaît bien le secteur touristique pour y avoir travaillé en tant qu’animateur », a-t-il précisé dans le quotidien La Presse.

Une information qui avait déjà été révélée par un habitant du quartier de Gaafour, dans le nord du la Tunisie, où vivent les parents du tueur de Sousse. Selon cet habitant, Seifeddine Rezgui a travaillé dans le tourisme, dans la région de Kantaoui. Une information dont la confirmation n’avait pas été possible jusqu’à ce dimanche avec notamment les propos du Premier ministre.
Interrogé peu après le drame, les proches de Seifeddine Rezgui ont indiqué qu’il s’agissait d’un jeune homme sans histoire. Comment a-t-il pu ainsi basculer dans la violence ? Habib Essid, afin de tenter de comprendre l’évolution du comportement de l’assaillant, a affirmé qu’un travail de fond sur la culture et l’enseignement devra être fait et que des réformes devaient être engagées dans l’économie et l’éducation.

Par ailleurs, le Premier ministre tunisien a reconnu, vendredi, des défaillances au niveau sécuritaire Selon lui, la police a tardé à intervenir, et le tueur a pu se promener durant de longues minutes sur la plage de Sousse sans être inquiété. Une enquête est en cours afin de situer les responsabilités, notamment le retard lié à l’intervention des forces de l’ordre.

L’attaque de la plage de Sousse en Tunisie, le 26 juin dernier, a fait 38 morts dont 30 Britanniques. Elle a été revendiquée par le groupe Etat islamique. Dix jours après le drame, le Président Béji Caïd Essebsi a décrété l’Etat d’urgence, en raison des dangers menaçant le pays.