Tunisie : Ghannouchi serait un pion d’Ansar al-Chariaa

Le journal algérien Al Fajr vient de faire une révélation de taille. Le leader du parti au pouvoir en Tunisie, Rached Ghannouchi, serait un homme de l’ombre de l’organisation terroriste, Ansar al-Chariaa.

Pourtant, le président d’Ennahdha ne manque jamais une occasion de soulever l’existence d’un gouvernement occulte qui tire les ficelles et amplifie les tensions politiques en Tunisie. Sauf que la nouvelle qui fait de Rached Ghannouchi l’homme de l’ombre de l’organisation terroriste, Ansar al-Chariaa, frise le scandale. En somme, au moment où les dirigeants tunisiens, notamment Rached Ghannouchi lui-même, imputent les assassinats de Chokri Bélaïd et Mohamed Brahmi, tués respectivement le 6 février et le 25 juillet de cette année 2013, son gouvernement serait derrière ces meurtres crapuleux d’opposants tunisiens. Et voilà que le journal algérien Al Fajr pointe du doigt Rached Ghannouchi dans la détérioration de la situation sécuritaire en Tunisie sur fond d’attentats terroristes.

En réalité, c’est une note des services de renseignements de pays occidentaux qui a été rapportée par le journal algérien Al Fajr, qui confie que « le leader d’Ennahdha serait partie prenante et intermédiaire de taille, voire même planificateur de la naissance d’Ansar Chariaa ». Pis, Rached Ghannouchui, toujours selon le journal algérien, aurait eu l’idée de créer cette organisation grâce à l’appui financier d’un petit émirat du Golfe, avant son retour en Tunisie, en février 2011, suite à l’amnistie générale du 14 janvier, afin de contrecarrer l’emprise et l’influence du Président déchu, Ben Ali, sur l’appareil sécuritaire, le quel lui a permis de diriger le pays d’une main de fer durant un quart de siècle.

Al Fajr va plus loin encore en révélant que plusieurs prisonniers de cette organisation bénéficiant de l’amnistie et entretenant des liens étroits avec Ennahdha auraient rejoint, après la révolution, l’organisation terroriste puis infiltré les ministères régaliens de l’Intérieur et de la Justice. Des accusations assez graves qui pourraient être lourdes de conséquences dans une Tunisie en proie à des manifestations visant le départ de Ennahda avec à sa tête Rached Ghannouchi. Ces manifestations ont débuté au lendemain de l’assassinat, le 25 juillet dernier, de l’opposant Mohamed Brahmi, criblé de balles devant chez lui, par deux individus en moto. Après ce meurtre imputé au parti au pouvoir, Ennahda s’est défendu en attribuant ce crime aux terroristes dont, malheureusement, Rached Ghannouchi ferait partie intégrante.