Tunisie : Ennahda accepte le plan de sortie de crise de l’UGTT

Ennahda a donné ce jeudi, son accord de principe à un plan de sortie de crise proposé par l’Union générale tunisienne du travail. Un cabinet de transition pourra être formé en vue de nouvelles élections en Tunisie.

Le parti au pouvoir en Tunisie est en voie de trouver une solution de sortie de crise. En ce sens que qu’il a donné, ce jeudi, son accord de principe pour l’élaboration d’un plan de sortie de crise proposé par l’Union générale tunisienne du travail.

Cet accord prévoit ainsi la formation d’un cabinet de transition en vue de nouvelles élections en Tunisie. Toutefois, les propos du président d’Ennahda, Rached Ghannouchi, rassurent plus d’un. Après un entretien avec Hassine Abassi, le secrétaire général de l’UGTT, le leader d’Ennahdaa s’est adressé à la presse en ces termes : « Nous allons très bientôt sortir de cette crise. Nous acceptons, dans son principe, l’initiative de l’UGGT pour entamer le dialogue ».

Pour sa part, l’UGTT qui prend position du côté de l’opposition qui réclame la démission du gouvernement ainsi que la dissolution de l’Assemblée nationale constituante, se dit rassurée après l’entretien avec le président d’Ennahda. « Ghannouchi a accepté l’initiative de l’UGTT, mais il a posé quelques conditions et propositions pour entamer le dialogue que nous allons présenter à l’opposition. La situation dans le pays réclame des sacrifices de la part d’Ennahda », a déclaré Hassine Abassi, secrétaire général de l’UGTT.

Pour rappel, la Tunisie traverse une crise depuis l’assassinat de l’opposant Mohamed Brahmi, le 25 juillet dernier. Ce dernier avait été criblé de balles devant chez lui, par deux individus en moto. Ce meurtre avait été attribué à Ennahda qui, à son tour, avait point du doigt un groupe islamiste terroriste à qui il attribuait dans le même temps l’assassinat de Chokri Bélaïd, un autre opposant, tué le 6 février dernier. Avec cet accord de principe entre Ennahda et UGTT qui a un potentiel de plus d’un million de membres, donc capable de paralyser le pays, l’on est en mesure de penser qu’une solution de sortie de crise est à l’horizon en Tunisie.