Transformation de noix de cajou au Bénin : Fludor vers la faillite


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Noix de cajou
Noix de cajou

Lancée le 30 juillet 2016, à Cana, dans le département du Zou au Bénin, Fludor Bénin, l’usine de transformation des noix de cajou, est au bord du gouffre. En cause, la baisse des de près de la moitié du prix des noix de cajou, moins de deux ans après son lancement, plus précisément en 2018.

Si des pays comme l’Inde et le Vietnam, qui bénéficient d’un marché intérieur très important, n’ont pas ressenti les contrecoups de la chute des prix, tel n’est pas le cas en Afrique où la vente des noix de cajou ne rapporte plus. C’est du moins ce qu’a rapporté Roland Riboux, PDG de Fludor Bénin.

M. Riboux déplore les conséquences qu’engendre cette faillite, avec notamment une perte d’emploi pour un millier de femmes travaillant dans sa structure.Toutefois, le PDG de Fludor Bénin peut compter sur les autres filières qui, selon lui, se portent bien et lui permettent d’ailleurs de couvrir les pertes enregistrées par le département spécialisé dans la transformation des noix de cajou.

A part la Côte d’Ivoire et le Mozambique qui parviennent à trouver une solution en cas de chute des prix du produit, du fait notamment de subventions perçues de leurs gouvernements respectifs, les autres pays africains se sentent asphyxiés à chaque fois que les cours du cajou connaissent une baisse. Comptant uniquement sur les revenus tirés de la commercialisation des noix de cajou.

C’est d’ailleurs cette absence de subvention de la part de certain Etats africains qui fait que l’Afrique applique l’un des prix les plus élevés de la filière. L’Inde et le Vietnam, pour leur part, tirent leur épingle du jeu en cas de chute des prix du cajou. Notons que la tonne de noix de cajou brute transformé est commercialisé à 350 dollars en Inde et 250 dollars au Vietnam, alors qu’en Afrique, il faut casquer 450 dollars pour la même quantité.

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