
De violents glissements de terrain ont frappé le sud de la Tanzanie après des pluies torrentielles d’une rare intensité. Au moins 20 personnes ont perdu la vie dans le district de Rungwe, où plusieurs habitations ont été ensevelies sous la boue. Les autorités appellent à des évacuations d’urgence face au risque de nouveaux éboulements. Cette catastrophe s’inscrit dans une vague d’intempéries meurtrières qui touche toute l’Afrique de l’Est.
La région de Mbeya, située dans le sud montagneux de la Tanzanie, fait face à une tragédie humaine de grande ampleur. Des pluies torrentielles, d’une intensité rare, ont provoqué des glissements de terrain dévastateurs et transformé des collines stables en coulées de boue meurtrières. Le dernier bilan communiqué par les autorités locales fait état d’au moins 20 morts.
Une nuit d’horreur dans le district de Rungwe
Tout a basculé aux premières lueurs du mercredi, lorsque des précipitations extrêmes accompagnées de vents violents ont frappé la zone. Sous la pression des eaux, des pans entiers de collines se sont effondrés, ensevelissant instantanément plusieurs habitations sous des tonnes de terre et de débris.
Jafari Haniu, l’administrateur du district, a précisé que les équipes de secours ont découvert 18 corps dès le premier jour, avant de retrouver deux autres victimes le lendemain. Parmi les disparus figure un nourrisson d’un an et demi, symbole tragique de la violence de cette catastrophe naturelle qui n’a laissé aucune chance aux plus vulnérables.
L’urgence absolue des évacuations
Face à la saturation des sols et à la menace persistante de nouveaux éboulements, les autorités tanzaniennes ont lancé un appel pressant à la population. Jafari Haniu a exhorté les habitants résidant sur des terrains en pente ou dans des zones inondables à abandonner immédiatement leurs foyers pour se réfugier dans des centres sécurisés.
La consigne est claire : ne pas attendre que les conditions s’améliorent pour quitter les lieux, car les services météorologiques prévoient que les averses torrentielles se poursuivront au moins jusqu’au début de la semaine prochaine. La priorité est désormais de mettre à l’abri les survivants avant qu’un nouveau cycle de pluies ne vienne aggraver la situation.
Une Afrique de l’Est sous les eaux
La Tanzanie n’est pas le seul pays de la région à payer un lourd tribut climatique en ce mois de mars 2026. Ce phénomène de précipitations extrêmes s’étend sur une vaste zone allant de l’Éthiopie au Kenya. Chez le voisin kényan, le bilan est encore plus lourd avec au moins 88 morts recensés et des milliers de déplacés suite au débordement de plusieurs rivières.
En Éthiopie, les glissements de terrain ont déjà coûté la vie à plus de 80 personnes depuis le début du mois. Ces catastrophes en série valident les prévisions du Centre climatique de l’IGAD, qui avait alerté sur une probabilité de 45 % de précipitations supérieures à la moyenne pour cette saison, exacerbant la vulnérabilité des communautés locales face au dérèglement climatique.




