Suisse-Algérie : le match que les Fennecs n’ont jamais su gagner en 44 ans de Coupe du monde


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Affiche du seizième de finale Suisse-Algérie au Mondial 2026, BC Place de Vancouver
Affiche du seizième de finale Suisse-Algérie au Mondial 2026, BC Place de Vancouver

En cinq participations au Mondial, l’Algérie n’a jamais remporté un match à élimination directe. Ce jeudi soir à Vancouver (vendredi 5h en France), les Fennecs tentent de faire tomber ce verrou vieux de 44 ans face à une Suisse invaincue, mais que leur sélectionneur Vladimir Petkovic connaît de l’intérieur.

C’est une anomalie que peu de supporters ont en tête. Espagne 1982, Mexique 1986, États-Unis 2010, Brésil 2014, et désormais cette édition nord-américaine : en cinq Coupes du monde, l’Algérie n’a encore jamais gagné le moindre match couperet. En 1982, la qualification lui avait été volée par l’arrangement germano-autrichien de Gijón avant même d’atteindre le second tour. En 2014, son unique huitième de finale s’était achevé en prolongation contre l’Allemagne, future championne du monde, au terme d’un match que les Fennecs avaient dominé par séquences. Douze ans plus tard, le seizième de finale contre la Suisse, programmé jeudi à 20h au BC Place de Vancouver (vendredi 5h en France, 4h en Algérie), offre à cette génération l’occasion de refermer ce chapitre.

Une Suisse invaincue, mais qui encaisse à chaque match

Le statut de favori revient à la Nati, et il se justifie. Première du groupe B avec sept points, la sélection de Murat Yakin a battu le Canada chez lui (2-1), dans ce même stade de Vancouver, après avoir corrigé la Bosnie-Herzégovine (4-1). Granit Xhaka y dispute sa quatrième Coupe du monde, et la révélation Johan Manzambi, 20 ans, compte déjà trois buts dans le tournoi.

La statistique qui doit intéresser les Algériens se trouve ailleurs car la Suisse a encaissé au moins un but lors de chacun de ses cinq derniers matchs. Cette perméabilité tombe face à une attaque qui vient de planter trois buts à l’Autriche, avec un doublé de Riyad Mahrez. À 35 ans, le capitaine algérien porte cette équipe dans les moments où elle vacille.

Petkovic connaît la maison

Le sélectionneur algérien a dirigé la Suisse pendant sept ans, de 2014 à 2021. Sous ses ordres, la Nati avait éliminé la France championne du monde aux tirs au but à l’Euro 2020, avant d’atteindre les quarts de finale. Il retrouve jeudi une génération qu’il a en partie façonnée, même s’il refuse d’en faire un avantage. Le football moderne, rappelle-t-il à Reuters, ne laisse plus de secrets entre deux sélections de ce niveau. Détail piquant de l’histoire : les deux nations ne se sont jamais affrontées en match officiel.

Le chantier défensif et le forfait d’Amoura

Les inquiétudes algériennes sont réelles. Sept buts encaissés en trois matchs de groupe, une hiérarchie des gardiens encore mouvante, et surtout le forfait sur blessure de Mohamed Amoura, l’un des attaquants les plus tranchants de l’effectif. Petkovic devra trouver un équilibre que son équipe n’a montré qu’à la deuxième journée, contre la Jordanie (2-1).

Le vainqueur affrontera en huitième de finale le gagnant de Colombie-Ghana. Pour l’Algérie, une victoire jeudi soir permettrait une qualification, et la fin d’une attente qui dure depuis Gijón.

Amadou Atar
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Amadou Atar est une référence dans le monde du football africain. Il est précis et objectif dans ses articles, même si on ne peut lui enlever un penchant historique pour le mythique club français de Saint-Etienne où sont passés plusieurs des plus grands joueurs africains de l'histoire
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