Soudan du Sud : l’armée toujours à la reconquête de Bor

L’armée soudanaise tente toujours de reprendre la ville stratégique de Bor tombée entre les mains des rebelles menés par menés par l’ex-vice président Riek Machar.

L’armée sud-soudanaise tentait toujours ce lundi de reprendre la ville stratégique de Bor tombée entre les mains des rebelles menés par l’ex-vice président Riek Machar. Bor, capitale de l’Etat sud-soudanais du Jonglei (est), « est encore entre les mains des rebelles mais nos forces avancent encore » vers sa direction, a confié à l’AFP le porte-parole de l’armée soudanaise Philip Aguer.

Il a également confirmé par ailleurs des affrontements près de la capitale Juba dimanche. Selon lui les combats entre les deux camps ont eu lieu à une vingtaine de km de Juba. « Les combats ont commencé à 16H00 quand le président sud-soudanais Salva Kiir a envoyé une énorme force pour attaquer nos positions », ont affirmé les rebelles dans un communiqué diffusé depuis la capitale éthiopienne Addis Abeba, où se tiennent des pourparlers entre les deux camps en vue d’un cessez-le-feu. « Le convoi responsable de l’attaque a été détruit en deux heures de combats », selon le communiqué.

Embuscade?

Du côté du président Salva Kiir on évoque une « embuscade menée par les forces anti-gouvernementales ». Ce dernier a accusé Riek Machar et ses alliés de tentative de coup d’Etat. Riek Machar rejettent pour sa part ces allégations, reprochant au président soudanais de vouloir simplement éliminer ses rivaux. Actuellement à Addis Abeba, la capitale éthiopienne, les deux parties négocient laborieusement depuis une semaine sous l’égide de pays d’Afrique de l’Est. Le principal obstacle à l’instauration d’un cessez-le-feu porte sur l’éventuelle libération de 11 prisonniers partisans de Riek Machar.

Selon l’ONU, les combats qui sévissent dans la jeune Nation depuis le 15 décembre sur fond de rivalité entre Salva Kiir et Riek Machar, limogé en juillet, ont déjà fait près de 400 000 déplacés et « beaucoup plus » de 1 000 morts. Parmi les déplacés, 50 000 ont fui dans les pays voisins.