
À la veille du match entre la France et le Sénégal en phase de groupes de la Coupe du monde 2026, le président de la Fédération française de football, Philippe Diallo, s’est exprimé sur ses liens personnels avec le Sénégal, tout en abordant les enjeux sportifs et institutionnels liés à cette rencontre.
Dès l’annonce du tirage au sort, la confrontation entre la France et le Sénégal a retenu l’attention en raison de la situation particulière de Philippe Diallo. Président de la Fédération française de football depuis 2023, il aborde sa première Coupe du monde dans cette fonction, avec un premier match face à un pays auquel il est personnellement lié.
Un lien familial assumé avec le Sénégal
Le dirigeant français a rappelé que son attachement au Sénégal est d’ordre familial. Son père y est né et une partie de sa famille y réside, notamment entre Dakar et Saint-Louis. Il a indiqué s’y être rendu à plusieurs reprises depuis son enfance, évoquant un lien régulier et ancré dans son histoire personnelle. Philippe Diallo a précisé que son enfance s’est principalement déroulée en France, notamment en Bretagne, aux côtés de sa mère.
Il a indiqué que la culture sénégalaise occupait néanmoins une place dans le cadre familial, en particulier à travers la cuisine et les traditions transmises par son père. Concernant la langue, il a expliqué ne pas parler le wolof, bien que son père le maîtrise et l’utilise avec les membres de la famille. Cette absence de transmission linguistique n’a toutefois pas empêché l’existence de liens réguliers avec ses proches installés au Sénégal.
Un parcours sportif exclusivement français
Sur le plan sportif, Philippe Diallo a rappelé qu’il avait évolué dans le système de formation français, notamment au sein du centre de formation du FC Nantes. Il a indiqué que la question de représenter une autre sélection ne s’était pas posée, en raison de son statut de citoyen français et du contexte réglementaire de l’époque. Revenant sur la Coupe du monde 2002, marquée par la victoire du Sénégal face à la France, il a évoqué un double regard. Il a indiqué qu’une partie de sa famille avait célébré ce succès historique, tandis que lui-même, engagé dans les structures du football français, vivait cet épisode du point de vue de la sélection française.
Philippe Diallo a également abordé la question des joueurs binationaux, de plus en plus nombreux à choisir de représenter le pays d’origine de leurs parents. Il a cité les exemples de Mamadou Sarr, présent dans l’effectif sénégalais, et d’Ayoub Bouaddi, désormais engagé avec le Maroc. Selon lui, ces choix relèvent à la fois de considérations sportives et personnelles. Il a indiqué que certaines sélections africaines proposent aujourd’hui des perspectives compétitives attractives.
La question de la binationalité des joueurs
Le président de la Fédération française de football a précisé que des actions sont menées au sein des équipes de jeunes pour renforcer l’attachement au maillot français. Il a mentionné un travail engagé par les éducateurs et les encadrements techniques auprès des catégories de formation. Il a toutefois indiqué qu’aucune mesure contraignante n’était envisagée pour empêcher les changements de sélection. Diallo a affirmé respecter les décisions individuelles des joueurs, tout en reconnaissant que certains départs peuvent susciter des regrets au sein des instances françaises.
À propos de la rencontre entre la France et le Sénégal, Philippe Diallo est d’avis que ce premier match serait abordé avec sérieux. Il a indiqué que l’équipe de France ne sous-estimerait pas son adversaire, qualifié parmi les sélections africaines les plus compétitives. Il a également évoqué les relations entre les deux fédérations, qu’il décrit comme positives. « On a un lien très amical avec la Fédération sénégalaise. C’est un match qui s’aborde dans un climat positif entre deux nations très liées », a-t-il confié à RFI.




