Semaine africaine de l’UNESCO : le développement durable à l’honneur

La Semaine africaine, qui a débuté ce lundi au siège de l’UNESCO à Paris, suit son cours avec un accent particulier mis sur le développement durable. L’évènement est organisé par le groupe africain des Etats membres de l’Organisation des Nations-unies pour l’éducation, la science et la culture.

Accroître la visibilité de l’Afrique. Tel est le but de la « Semaine africaine » à l’UNESCO qui se déroule depuis lundi et est organisée par le groupe africain des Etats membres des Nations-unies. Cette manifestation doit permettre la mise en valeur de la diversité du patrimoine culturel et artistique. Des activités telles que des expositions, des conférences sur le changement climatique et le développement durable ponctuent cette Semaine africaine. A cette occasion, une visibilité sera donnée à l’Académie des sciences pour le monde en développement et à l’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (Burkina Faso).

La première journée a été marquée par la diffusion du film La Mosquée. L’histoire vraie de ces habitants de Zagora, dans le Sud du Maroc, qui, à la fin du tournage du film « En attendant Pasolini », ont décidé de détruire les décors pour récupérer leur terre, sauf la mosquée. Les villageois en avaient fait leur lieu de culte au grand dam de Moha, propriétaire du terrain qui ne peut plus cultiver ses terres. Le cinéaste marocain Daoud Aoulad Syad avait alors décidé d’en faire un film.

Le lendemain, c’est le film Taking Root : The vision of Wangari Maathai qui a été diffusé. Son l’histoire retrace le parcours de la lauréate du Prix Nobel de la paix, la kényane Wangari Maathai disparue en 2011 et qui a transformé une association de femmes en un mouvement politique d’ampleur nationale avec pour principales revendications : la protection de la nature, la protection des droits de l’Homme et la défense de la démocratie. Ce même jour, deux documentaires ont été projetés : Djanta Halidou sur le développement du village sahélien burkinabé de Tokabangou, et … D’argile, les potières de Sejnane sur le savoir-faire des femmes potières de Sejnane, dans le Nord de la Tunisie. La journée de jeudi sera, elle, marquée par la conférence qu’animera « l’humaniste, l’historien, l’intellectuel engagé » Joseph Ki?Zerbo.

Les célébrations s’achèveront vendredi par un défilé en tenues traditionnelles africaines et par un mot du président de l’Union africaine, par ailleurs président du Bénin, Boni Yayi, ce discours sera prononcé par son représentant.