Rova : le caviar malagasy à la conquête du marché international

esturgeon sibérien
esturgeon sibérien

La marque de caviar Rova prend de l’envol et part à la conquête des grands hôtels de luxe sur la Grande Île et à l’étranger. La marque est la propriété d’entrepreneurs français qui se sont lancés dans la production d’œufs d’esturgeon.

Acipenser est né sous l’impulsion de Delphyne, Christophe et Alex dirigeants d’Akanjo, fabricant de textile de luxe pour les grandes maisons de coutures. Ces créateurs et aventuriers ont eu l’idée de lancer la première ferme d’esturgeon de l’océan indien.

Pour implanter leur ferme d’élevage d’esturgeons, les entrepreneurs ont choisi le lac artificiel de Mantasoa, situé à seulement 60 km de la capitale. La ferme piscicole Acipenser est la deuxième à voir le jour dans la partie sud du globe avec celle de Baygorria en Uruguay.

Le projet a commencé en 2009. Aujourd’hui la ferme est composée de 34 cages flottantes d’un diamètre de 25 m. La première récolte a eu lieu en 2017 et en 2019, plus de 4 tonnes de caviar ont été extraites des esturgeons de la ferme. Pour l’année qui vient, les détenteurs du projet prévoient de produire au moins 7 millions. Leur objectif étant de faire du caviar de Madagascar, l’un des meilleurs au monde, à l’instar de la vanille et du cacao qui font la réputation de la Grande Île.

Pour le moment, c’est la Chine qui se trouve en tête de liste comme fournisseur de caviar sur le plan international, s’ensuivent l’Italie et la France. Le caviar Rova veut suivre cette route. Pour l’année 2019, la moitié de la production de la ferme Acipenser a été écoulée sur le marché local. L’autre moitié a été écoulée à l’international, dont des hôtels dans les îles voisines, notamment l’île Maurice et les Seychelles, mais également dans d’autres pays, comme l’Afrique du Sud, Dubaï et bien sûr la France explique Jeune Afrique.

Pour le moment les bassins de Mantasoa accueillent six espèces d’esturgeons, dont le fameux béluga. Les œufs de ce dernier sont l’un des plus prisés par les connaisseurs et se vend à 10 000 euros le kilo. Par ailleurs, le bassin abrite également l’Acipenser persicus, une espèce rare, originaire des côtes de la mer Caspienne. Les œufs de cette dernière seront commercialisés l’année prochaine.